Nantes : Des distributeurs de protections périodiques gratuites en libre accès

SANTE Serviettes hygiéniques et tampons écologiques sont désormais distribués dans une trentaine de lieux publics nantais, à l'initiative de la ville

Frédéric Brenon
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Un distributeur de protections périodiques, ici à la maison de quartier de l'île de Nantes.
Un distributeur de protections périodiques, ici à la maison de quartier de l'île de Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • La ville de Nantes déploie des distributeurs permettant aux femmes de s’équiper facilement et gratuitement en serviettes et tampons.
  • Une trentaine de machines sont installées dans différents quartiers de la ville.
  • Objectif : lutter contre la précarité menstruelle et lever le tabou des règles.

« Zéro euro, zéro stress, zéro complexe. » La mairie de Nantes a inauguré ce jeudi ses premiers distributeurs de protections périodiques en libre accès. Trente machines d’une capacité de 300 produits chacune sont ainsi installées dans des lieux publics disséminés dans les différents quartiers de la ville : maisons de quartier, pôles associatifs, mairies de quartier (Malakoff, Doulon, Bottière, Nantes Nord), piscines (Jules-Verne, Durantière), médiathèque (Jacques-Demy), centre de loisirs (Petit-Port) mais aussi l’espace Agnès-Varda pour les personnes sans abri, de même que deux parcs (Procé et Chantiers)…

Trois types de protections sont distribués gratuitement : serviettes hygiéniques, tampons digitaux et tampons avec applicateur. « Nous avons veillé à la qualité des produits, explique Sarah Caquineau, responsable de la politique publique de la ville non sexiste. Ceux-ci sont composés de coton bio, avec une certification internationale. Ils ne comportent ni produit chimique, ni parfum, ni colorant. » Le réapprovisionnement sera effectué « tout au long de l’année » par des agents de la ville.

« Lever le tabou des règles »

« L’objectif est de lutter contre les inégalités d’accès aux protections périodiques, mais aussi de lever le tabou des règles, justifie Mahaut Bertu (PS), adjointe au maire de Nantes. Avoir accès à ce produit de première nécessité devrait être un droit. » La démarche vise plus particulièrement deux publics : les jeunes et les femmes en situation de précarité.

La mise en service des 30 distributeurs, qui a coûté environ 45.000 euros, est une « expérimentation » prévue pour durer un an. Si le test « répond bel et bien aux besoins », un déploiement à « plus grande échelle » sera envisagé dans un second temps. « On étudiera alors la possibilité d’en positionner dans des lieux accessibles 24 h/24, une rue ou des toilettes publiques, par exemple », précise Mahaut Bertu.

Depuis la réélection de Johanna Rolland (PS) en juillet 2020, la mairie de Nantes s’est fixé l’objectif de « devenir d’ici à dix ans la première ville non sexiste de France ».