Coronavirus à Nantes : La ville investit dans des capteurs de C02 pour ses écoles et crèches

EPIDEMIE Les appareils de mesure de la qualité de l’air seront installés dans les cantines et dortoirs nantais en avril. Mais il n’y en aura pas dans les classes

Frédéric Brenon
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Les détecteurs de C02 seront principalement installés dans les cantines.
Les détecteurs de C02 seront principalement installés dans les cantines. — F.Elsner/20Minutes
  • Les capteurs de CO2 mesurent la concentration de dioxyde de carbone dans l’air de chaque pièce.
  • Ils sont un outil utile dans la lutte contre la propagation du coronavirus.
  • La ville de Nantes en a déjà installé 21 dans des cantines. Le déploiement va s’accélérer.

C’est l’un des outils permettant de surveiller la bonne aération de locaux. Et donc de lutter indirectement contre les risques de contamination au Covid-19. Les  capteurs de C02 sont plébiscités par les syndicats d’enseignants et parents d’élèves. Le ministère de l’Education a lui-même recommandé aux collectivités d'en installer dans les établissements scolaires. A Nantes, seuls 21 capteurs de C02 ont été posés en fin d’année 2021 dans les restaurants scolaires de 13 écoles de la ville. Il s’agissait là d’une expérimentation, laquelle fera l’objet d’une évaluation en mars.

Pour autant, sans attendre l’analyse des mesures de qualité de l’air dans ces 13 écoles, la mairie souhaite passer à la vitesse supérieure. Au total, « 170 détecteurs de C02 supplémentaires sont d’ores et déjà commandés pour équiper, d’ici avril, des espaces où il n’y a pas de port du masque par les enfants », annonce-t-elle.

Dans le détail, 120 nouveaux appareils seront positionnés dans les restaurants scolaires. L’ensemble des cantines nantaises en seront donc dotées. Quelque 50 détecteurs de C02 seront également installés dans les dortoirs des crèches et des écoles maternelles. Contrairement aux  choix d’autres municipalités, il n’est, pour l’heure, pas prévu de mettre des détecteurs de C02 en salle de classe.

Des consignes d’aération

En parallèle, la ville de Nantes indique qu’elle se dotera également de quelques détecteurs mobiles non connectés « pour une analyse technique permettant de voir en temps réel l’évolution du taux de CO2 dans un local et renforcer si nécessaire les gestes des occupants pour une plus grande aération des locaux ». Ces appareils mobiles pourront être utilisés, en fonction des besoins, dans d’autres sites municipaux (multi-accueils…), précise la mairie.

Les détecteurs de CO2 mesurent la concentration de dioxyde de carbone dans l’air de chaque pièce. Quand le seuil est dépassé, l’appareil le signale, indiquant la nécessité d’aérer immédiatement les lieux. En attendant un déploiement au printemps, les consignes d’aération sont « régulièrement rappelées aux agents municipaux ainsi qu’aux animateurs de Léo Lagrange Ouest [gestionnaire de l’accueil périscolaire] », assure la mairie de Nantes.