Nantes : Un adjoint de Johanna Rolland ciblé par l'opposition après la manifestation qui a dégénéré

POLITIQUE Tristan Riom, adjoint à la maire de Nantes, a relayé la manifestation des antifa, vendredi soir, sur Twitter. Après les dégradations qui ont suivi, les élus de l’opposition s’en prennent à la majorité

P-A.A.
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Une polémique politique a enflé à la suite d'une manifestation antifa à Nantes.
Une polémique politique a enflé à la suite d'une manifestation antifa à Nantes. — L.Venance/AFP
  • Une manifestation antifa a eu lieu, vendredi soir, à Nantes, au cours de laquelle plusieurs incidents ont éclaté.
  • Sur Twitter, un élu de la majorité municipale avait affiché son soutien à cette manifestation, avant que cette dernière ne dégénère.
  • Les réactions politiques se sont ensuite multipliées, autour de la présence présumée de l’adjoint, Tristan Riom, à cette manifestation.

Dans la soirée du vendredi 21 janvier, plusieurs incidents ont éclaté en marge d’une manifestation antifa​, dans le centre-ville de  Nantes. Durant cette marche aux flambeaux, plusieurs vitrines de commerces ont été dégradées et une altercation a eu lieu dans un bar de la ville. Deux personnes ont été interpellées et mises en garde à vue à la suite de ces incidents. Peu de temps avant que la manifestation ne dégénère, le 5e adjoint de la maire de Nantes, Tristan Riom (EELV), avait relayé cette manifestation sur le réseau social Twitter, évoquant « une marche aux flambeaux contre  l'extrême droite ».

Un tweet qui est mal passé aux yeux des élus de l’opposition, dont les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir, reprochant à l’adjoint sa présence dans cette manifestation. Les Républicains reprochent à Johanna Rolland, la maire de Nantes et porte-parole d’Anne Hidalgo pour la présidentielle, de ne pas avoir « jugé bon de condamner cette présence ni d’afficher son soutien aux forces de l’ordre ». « Saccager des vitrines, mettre le feu à nos magasins, relève manifestement pour Tristan Riom du folklore local », fustigent les élus LR dans un communiqué.

Un tweet « malvenu »

La maire de Nantes « condamne avec la plus grande fermeté » ces violences et dégradations. Tout comme les élus écologistes nantais. Sans pour autant citer l’adjoint Tristan Riom. Ce dernier s’est d’ailleurs expliqué, toujours sur Twitter, à la suite de cette polémique politique : « La manifestation est passée devant un bar où j’étais avec des amis, je suis sorti pour comprendre », indique l’élu de la majorité nantaise. Il explique qu’il était présent à la manifestation « comme simple passant » et que son message (supprimé des réseaux) était « malvenu ».



La mairie de Nantes a proposé une rencontre rapide avec les commerçants concernés par ces dégradations, ainsi qu’avec les associations de commerçants.