« Qui veut être mon associé ? » : L’étonnante entreprise familiale Benenota a séduit le jury sur M6

TELEVISION Fondée par une grand-mère et sa petite-fille, Benenota, marque de linge de bain écoresponsable, était à l'honneur de l’émission « Qui veut être mon associé ? » sur M6 mercredi soir

Hugo Meyniel (avec F.B.)
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Martine et sa petite-fille Margaux lors du passage dans l'émission «Qui veut être mon associé?» mercredi soir.
Martine et sa petite-fille Margaux lors du passage dans l'émission «Qui veut être mon associé?» mercredi soir. — P.Olivier/M6
  • M6 a lancé mercredi soir la deuxième saison de Qui veut être mon associé ?.
  • Ce concept permet à des entrepreneurs de tenter de convaincre, en quelques minutes, un panel d’investisseurs de mettre la main à leur porte-monnaie.
  • L'entreprise nantaise Benenota faisait partie des premiers candidats.

Elles sont deux : une grand-mère âgée de 72 ans et sa petite fille de 24 ans. Margaux Rallier et sa « mamie » Martine ont créé il y a un an et demi leur marque de linge de bain en fibres de bambou, Benenota. Ce mercredi soir, elles étaient sélectionnées pour tenter leur chance lors de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6. Leur passage à la télévision a « dépassé leurs [nos] attentes ».

Face au panel de cinq investisseurs prêts à engager leur argent en faveur d’un projet, les deux Nantaises ont en effet expliqué espérer un soutien de 25.000 euros en échange de 10 % du capital de l’entreprise. Leur pitch devant les caméras a été pour le moins convaincant puisque Éric Larchevêque, fondateur de  Ledger, une start-up française dans le domaine de la cryptomonnaie, leur a finalement proposé 40.000 euros contre 25 % du capital.

« Nous étions toutes deux bien angoissées »

« On ne s’attendait même pas à avoir une réponse positive alors entendre un investisseur qui nous dit oui en doublant la mise, c’est inespéré. Les autres nous ont aussi encouragées », se réjouit Margaux Rallier. Le pitch avait demandé au duo beaucoup de préparation, de même que la mise en scène des produits sur le plateau. « Nous tenions à retranscrire nos valeurs et notre univers », précise Margaux. Forte de son parcours en école de commerce, la jeune femme était « habituée à s’exprimer à l’oral ». L’exercice était « moins aisé » pour la discrète Martine. « Nous étions toutes deux bien angoissées. Au final, nous sommes soulagées. Cette expérience restera un moment fort et émouvant, surtout pour ma grand-mère. »

Martine et sa petite fille Margaux, cofondatrices de Benenota.
Martine et sa petite fille Margaux, cofondatrices de Benenota. - P.Olivier/M6

L’investisseur Éric Larchevêque s’est engagé à leur apporter un accompagnement financier mais surtout humain. « On le voit comme un coach », ajoute Margaux. « Depuis le tournage [en avril], il nous appelle en visio tous les jours » afin de suivre les avancées de Benenota.

« On a surfé sur la vague du made in France »

Depuis son lancement en septembre 2020, Benenota a pris du galon. La marque fournit désormais trente boutiques en France (contre seulement deux fin 2020), sa gamme de produits est passée de deux à une dizaine. L’entreprise a intégré un incubateur de startups à Nantes, Novapuls. La société comprend également trois salariés opérationnels. Martine s’occupe davantage de la partie confection et développement du produit, tandis que Margaux s’occupe de la partie communication et commerciale. La crise sanitaire a permis au site Internet de l’entreprise (créé lors du deuxième confinement) d’être mis sur le devant de la scène. « On a surfé sur la vague du made in France », est convaincu la jeune nantaise.

Si ce succès a été atteint avant la diffusion de Qui veut être mon associé ?, Benenota espère capitaliser sur son passage à la télévision pour étendre son audience et multiplier ses ventes. L’engagement d’Eric Larchevêque dans la société a eu « une influence positive sur la façon de travailler », estime Margaux. Les 40.000 euros d’investissement ont permis à la grand-mère et sa petite fille « d’intégrer des bureaux à Couëron et d’embaucher » davantage de main-d’œuvre pour la fabrication des produits, en collaborant avec cinq Esat (Etablissement et service d’aide par le travail).

La septuagénaire n’envisage pas, pour autant, de profiter à fond de sa retraite. « Elle prend beaucoup de plaisir dans cette aventure, insiste Margaux Rallier. Benenota, c’est son bébé. Et notre histoire intergénérationnelle, c’est l’essence même de la marque. »