Au Breil-Malville, les femmes se mettent à table

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Le deuxième mardi de chaque mois, à la maison de quartier du Breil à Nantes, Warda, Yasmine ou Gisèle se réunissent afin d'apprendre de nouvelles recettes. Elles sont une vingtaine en moyenne par session. Chaque fois, le rituel est le même : une des femmes présente aux autres une recette de son choix, souvent issue de son pays d'origine. « Je me revendique comme une tisseuse de liens, explique Marï-am Sao, qui a créé cet atelier via l'association Tak-apres. C'est un moyen de rompre l'isolement de ces femmes, de leur permettre de se valoriser personnellement. C'est de l'insertion par le savoir-faire. »

Pendant deux heures, ces femmes, originaires tout aussi bien d'Alsace que de Pologne ou d'Afrique vont cuisiner, mais pas seulement. Elles vont découvrir d'autres cultures, tenter également de communiquer entre elles, ce qui n'est pas toujours facile. « Parfois, il y a des problèmes de compréhension, car les filles ne savent pas toujours très bien parler français, explique Warda, l'animatrice de l'atelier. Il faut alors tenter de traduire comme on peut. Cela peut entraîner des confusions rigolotes comme l'autre jour (elles ont mangé le plat cru alors qu'il fallait le cuire) mais on finit toujours par y arriver. » W

A. N.

Rens. : 02 53 00 35 61