Marguerite se fait sa place

Frédéric Brenon

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C'était en avril 2008. Baptisé Marguerite, le premier service d'autopartage de la région s'installait en centre-ville de Nantes. Douze mois plus tard, les habitants se sont habitués à croiser ces voitures rouge et noir, mais ils sont encore peu nombreux à s'être laissés convaincre par le concept : 180 abonnés au total, moyennant 9,90 euros par mois. Le service, lui, s'est enrichi. Il compte aujourd'hui 14 stations, 28 véhicules, et offre plusieurs avantages (accès zones piétonnes, gratuité stationnement souterrain, etc.).

« Nous sommes plutôt satisfaits, rapporte Denis Maure, cofondateur de la société. Nos clients augmentent de façon régulière et apprécient leur choix. La preuve, 65 % d'entre eux déclarent s'être séparés de leur véhicule depuis. Ça signifie qu'on est dans le vrai : on contribue à un usage plus raisonné de l'automobile en ville. » Les abonnés utilisent surtout Marguerite pour leurs déplacements personnels, en moyenne une fois et demi par mois, pendant 3 h 15 et 25 km. « L'objectif, c'est d'arriver à ce que chaque voiture soit partagée par huit personnes. Il faut donc que la rotation s'accélère. Et même si les Nantais sont encore attachés à la propriété de leur véhicule, nous sommes confiants. La crise ou l'extension du stationnement payant, par exemple, jouent en notre faveur. » ■