Pâques au tison, Ligue 2 à l'horizon pour le FCN

David Phelippeau

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Au FC Nantes, il y a encore quelque chose qui gagne. C'est la résignation. Dimanche matin au lendemain de la défaite à Toulouse (1-0, lors de la 31e journée), les deux molosses appelés à la rescousse pour pallier tout débordement ont bien dû se demander ce qu'ils faisaient là, devant les grilles de la Jonelière. Le centre d'entraînement dégageait un calme très étrange. Quasiment pas une supportrice énamourée, presque pas un fan en quête d'autographes. Il faut dire que le basculement des Canaris dans la zone rouge n'a étonné personne.

« C'était presque prévisible, estime même Yoann Poulard, le défenseur central. Ça devait finir par arriver après une telle série de matchs sans victoires... » Pour être plus précis, après neuf matchs sans succès, soit quatre points sur vingt-sept possibles ! Davantage encore que le classement, c'est le jeu proposé par le FC Nantes depuis quelques semaines qui doit gâcher les nuits des dirigeants nantais. Comment Nantes (qui n'a plus remporté une rencontre depuis deux mois et demi) va-t-il s'y prendre pour gagner au moins trois matchs, voire quatre, sur les sept derniers rendez-vous ? « Je ne sais pas..., lâche, dépité, Poulard. C'est compliqué... » Il y a des hésitations qui en disent davantage que des réponses claires et nettes. « La donne n'a pas changé après cette défaite », relativise l'entraîneur Elie Baup. Quelques instants plus tard, son discours se tend : « Maintenant, il faut fermer notre gueule et tout faire pour arracher des points. Ce n'est pas avec du baratin ou des effets médiatiques qu'on s'en sortira. Maintenant, ça se passe sur le terrain ! » Et d'ailleurs sur le terrain, sur les six dernières saisons de L1, seules trois équipes (sur les dix-huit possibles) relégables à la 31e journée se sont sorties d'affaire au soir de la 38e journée... ■