Une brochette de stars

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david prochasson

Stéphane Rousseau avait promis « une des meilleures cuvées ». Alors que la quatrième édition de Juste pour rire s'achève samedi, le gala de création tient toutes ses promesses. Depuis mercredi et jusqu'à ce soir, Franck Dubosc et le Québécois Stéphane Rousseau font les 400 coups, avec une complicité sans pareille. Pour son sixième gala animé ensemble, entre Montréal et Nantes, le duo se cherche des poux, se met dans la peau de l'autre, s'imitant ou se flattant. « Franck a déteint sur moi, estime Stéphane Rousseau. Je ne suis plus le même comédien depuis que je travaille avec lui. » C'est Gilbert Rozon, le fondateur du festival à Montréal, qui a créé ce duo à succès. « Franck avait besoin de se faire connaître à Montréal et moi en France, se rappelle le Québécois. Au départ, c'était du business. » Les deux animateurs maîtrisent désormais le décalage entre humour français et québécois et sont devenus inséparables.

Cette année, ils ont tout mis tout en oeuvre pour introduire leurs invités. Une belle brochette de stars parmi lesquelles, Florence Foresti. Un an après son succès lors du dernier gala de création à Nantes, l'ex-marraine du festival a une nouvelle fois fait un carton. D'abord en trio avec Dubosc et Rousseau, comme des gamins jouant aux Indiens et aux cow-boys, elle a ensuite clôturé la soirée avec ses leçons de psychologie féminine. Incisif et sans borne, Patrick Timsit n'a pas perdu de son aura. Autour des sketches, danseurs et musiciens - le très doué Grégory Charles, interprétant Chopin avec trois pianos - ont rythmé la soirée. Le cabaret de la Clique s'est offert un petit coup de pub avec son numéro de marionnettes. Un grand show qui se poursuit ce soir avec une poignée de nouveaux invités.

tremplin

Le cinéma Bonne Garde accueille, à 20 h 30, le National du rire, qui rassemble autour de Yann Stotz les jeunes comiques primés dans les grands festivals. Rens. : 08 92 8 04 45.