La galère continue pour les salariés des bateaux Bénéteau

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Sale coup pour l'économie régionale. Bénéteau, leader mondial de la plaisance à voile, a annoncé hier qu'il préparait un plan social. Sur les 4 000 salariés du groupe, regroupés essentiellement en Vendée, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire, quelque 1 590 postes seraient de trop. Le marché mondial de la plaisance est en effet confronté à un repli de l'ordre de 50 %.

La direction de Bénéteau espère toutefois sauver un millier d'emplois, avec la mise en oeuvre d'un plan de départs volontaires et une réduction « raisonnée » de la sous-traitance. Les salariés qui le souhaitent seront également incités à prendre leur congé parental ou travailler à mi-temps. Bénéteau compte aussi sur une « réduction du coût du chômage partiel, notamment par une prise en charge accrue de l'Etat ». « L'objectif est de sauver un maximum d'emplois, au minimum 1000, et j'espère que nous aurons un plan de 590 suppressions d'emplois maximum », explique Bruno Cathelinais, président du directoire du groupe vendéen. Bénéteau a déjà lancé depuis le 1er janvier un plan de 1,8 million d'heures de chômage partiel, et a renoncé aux intérimaires. Des « mesures insuffisantes », pour le groupe, qui s'attend à une poursuite de la baisse d'activité en 2010. ■G. F.