Le nouveau passeport ne fait pas l'unanimité

Alexandre Nouhaud

— 

Il est arrivé. Depuis hier, le passeport biométrique est accessible au grand public dans trente communes de Loire-Atlantique. Imposé par l'Europe, il est censé être plus sûr et plus rapide à délivrer. « Le passeport biométrique comporte les empreintes digitales du titulaire, explique le préfet Bernard Hagelsteen. Cela permet de mieux lutter contre les fraudes de documents, mais aussi d'accélérer les procédures, du fait de son traitement totalement électronique. » Le passeport devrait être prêt en une semaine, en moyenne, contre un mois auparavant.

La mise en place de ces nouvelles techniques a des répercussions. Sur le prix public tout d'abord : 60 euros pour l'« ancien » passeport contre 89 euros pour le nouveau. Mais aussi sur l'organisation en mairie. « C'est plus compliqué que l'ancien système », admet un agent municipal à Rezé. Hier, un mouvement de grève suivi par 75 % des agents administratifs a eu lieu à Nantes. Ils réclament des moyens supplémentaires pour l'accueil des usagers. « Toutes les compétences de la préfecture concernant les passeports ont été transmises aux communes, déplore un représentant Force Ouvrière. Or, ils n'ont pas les espaces adaptés et vont connaître une surcharge de travail importante. » ■