Un prix épice la cuisine nantaise

Frédéric Brenon

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Il y a de quoi en faire tout un plat. De plus en plus attendu, le palmarès du prix Charles-Monselet 2009 a été dévoilé lundi au cours d'une soirée réunissant le gratin des cuisiniers locaux. L'académie, composée d'une trentaine de juges, a testé cette année près de quatre-vingt-dix tables pour remettre ses neuf distinctions. La plus prestigieuse d'entre elles, le Grand prix, qui « salue la plus belle contribution à la cuisine nantaise », a été attribué au Rive Gauche, tenu par Christine et Christophe Fouré. « La cuisine est une passion mais aussi un métier difficile. On a énormément bossé et investi pour arriver là. Alors, c'est sûr, cette récompense est très importante pour nous, raconte le patron lauréat. De grands chefs nous ont dit qu'avec ce prix, on entrait dans la cour des grands. Cela donne de la confiance pour la suite. On sait aussi qu'on va être attendus maintenant. Il faudra être bons. »

Au-delà de la reconnaissance, gagner le Monselet engendre aussi des retombées économiques non négligeables en cette période. « C'est comme une médaille d'or, la notoriété augmente d'un coup. Et la clientèle avec », assure Pascal Pérou, vainqueur du Grand prix 2008. Créé il y a six ans, le concours récompense les restaurants de l'agglomération sur la base de quatre critères : utilisation de produits frais du terroir, carte avec vins nantais, créativité des recettes, cadre et personnel accueillant. « Le but du Monselet est de promouvoir la cuisine nantaise dans sa spécificité et son originalité, rappelle Jean-Marc Devanne, directeur de l'Office de tourisme de Nantes. On s'était donné dix ans pour le rendre populaire. Le pari est d'ores et déjà réussi. » Pas de doute, le Monselet remettra le couvert l'année prochaine ■