La ville signe un paquet de Pacs

Guillaume Frouin

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L'engouement et l'engorgement. Quelque 2 248 pactes civils de solidarité (Pacs) ont été conclus en 2008, selon les chiffres du tribunal d'instance de Nantes. L'année précédente, à titre de comparaison, il y en avait eu 1 437. « Depuis août 2007, le partenaire est exonéré de droits de succession, si un testament a été conclu », explique Sylvie Monier, directrice de greffe au sein du tribunal.

A tel point que le délai pour obtenir un rendez-vous s'allonge considérablement. Toute demande faite aujourd'hui aboutit inexorablement ainsi à une convocation... en septembre. « La majorité des couples veulent se pacser en juin, car ils espèrent diviser du même coup leurs impôts par deux », explique Sylvie Monier.

Quinze à vingt Pacs sont ainsi conclus chaque jour au palais de justice. Les rendez-vous s'enchaînent, à raison d'un tous les quarts d'heure, au deuxième étage d'un des blocs du bâtiment de Jean Nouvel. Accompagné de son ami Yoann, avec qui elle habite à Rezé, Lovy vient de ressortir du bureau du greffe dix minutes après y être rentrée. « On m'avait prévenu que c'était rapide, mais je ne pensais pas que c'était aussi court que ça », sourit cette fleuriste de 26 ans, qui vit en couple depuis sept ans. Ni elle ni Yoann n'ont, en revanche, prévu de célébrer leurs Pacs en mairie. « Je vais peut-être organiser un pot avec mes collègues », souffle son compagnon, cadre informatique de métier.

A vrai dire, seuls huit Pacs ont été célébrés à l'hôtel de ville l'an passé. Il n'y en avait eu que cinq en 2007, et autant en 2006. A l'inverse, il y a eu 15 500 mariages en Pays de la Loire en 2007, soit 100 de plus qu'en 2006, selon une récente étude de l'Insee. La date du 7 juillet 2007 (07/07/07), considérée comme un « porte-bonheur », a concentré 6 % des mariages de l'année. ■