Nantes : Reine bike, ces nouveaux vélos électriques haut de gamme qui débarquent sur les pistes

MOBILITE Une nouvelle marque de vélos à assistance électrique se lance à Nantes. Les premiers vélos de Reine bike sont actuellement produits en Vendée

Pierre-Alexandre Aubry
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Stéphane Grégoire, gérant de Reine bike, a lancé la production de ses premiers vélos.
Stéphane Grégoire, gérant de Reine bike, a lancé la production de ses premiers vélos. — Xavier Cadeau-Weelz
  • Basée à Nantes, Reine bike est une nouvelle marque de vélos à assistance électrique.
  • Les premiers vélos de la marque sont actuellement montés en Vendée, dans l’usine Arcade Cycles.
  • Les vélos Reine bike peuvent également être connectés, pour éviter les vols par exemple.

Après deux ans de conception et de développement, l’entreprise nantaise Reine bike lance la production de ses 800 premiers vélos à assistance électrique. Des vélos made in Pays-de-la-Loire puisqu’ils sont en grande partie fabriqués puis montés en Vendée dans les usines Arcade Cycles de La Roche-sur-Yon. Une fierté pour Stéphane Grégoire, fondateur de Reine bike. « Lorsque je me suis lancé, je me suis aperçu qu’il n’y avait pas beaucoup de marques françaises dans le vélo. Pourtant, on est le pays du Tour de France ! », s’étonne-t-il.

Et quoi de plus normal pour ce cycliste sportif de confier le montage de ses vélos à une entreprise locale ? Arcade Cycles, qui est un acteur majeur de la production française de vélos, a ainsi développé une ligne de production pour concevoir et assembler les vélos à assistance électrique de l’entreprise nantaise. 800 biclous seront produits d’ici la fin de l’année, et les premiers ont été livrés courant septembre, directement au domicile des clients.

Les vélos Reine bike peuvent aussi être connectés.
Les vélos Reine bike peuvent aussi être connectés. - Reine bike

Une explosion du marché

Pourtant, tout n’a pas été aussi simple pour Reine bike. Lancée en 2019, l’aventure entrepreneuriale de Stéphane Grégoire connaît un coup d’arrêt lié à la pandémie. Mais le patron nantais y voit aussi le verre à moitié plein. « Il y a eu aussi une explosion du marché avec la crise sanitaire. Après la pandémie, il n’y a plus besoin d’expliquer pourquoi il fallait avoir un vélo électrique. Il y a un marché ».

Si le secteur est en tension en raison d’une pénurie de composants, Reine bike a du stock, et compte bien accélérer ses ventes. L’entreprise nantaise se différencie également au travers du design de ses vélos, avec un style néo-rétro et quatre coloris au choix. « Il est pensé pour être confortable, maniable, sécurisant et pratique ». Un vélo haut de gamme, d’une autonomie pouvant atteindre 120 kilomètres.

Face aux risques de vol, le vélo intègre un système de communication et une application mobile. L’utilisateur est averti si un mouvement suspect du vélo est détecté, une alarme se déclenche et l’assistance électrique se coupe. La géolocalisation du vélo est également activée en temps réel. Côté tarif, il faut compter 2.990 euros ou 3.490 euros pour un vélo connecté.

« On sent chez nos clients qu’ils se font plaisir. Ils se font un cadeau, car le vélo ne doit pas devenir une sanction. » Aux villes, désormais, de poursuivre le développement des aménagements cyclables, pour répondre à une demande croissante.