Nantes : Des vols d’oies sauvages dans le hall de l’aéroport

ETONNANT Les 12 volatiles mécaniques créés pour les Machines de l'île ont vocation à rejoindre le futur Arbre aux hérons

Frédéric Brenon
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Les oies sauvages conçues par François Delarozière sont exposées dans l'aérogare de Nantes.
Les oies sauvages conçues par François Delarozière sont exposées dans l'aérogare de Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • Douze oies mécaniques viennent d’être accrochées dans l’aérogare de l’aéroport Nantes-Atlantique.
  • Ce « vol des oies sauvages » a vocation à rejoindre le bestiaire de créatures mécaniques qui peuplera le futur Arbre aux hérons des Machines de l'île devant être construit carrière Miséry, à Nantes, en 2027.
  • La durée d’exposition des oies sauvages dans l’aéroport n’a pas encore été déterminée.

Elles tournent la tête et battent des ailes au-dessus du flux de voyageurs. Douze surprenantes oies mécaniques sont accrochées dans l’aérogare de l'aéroport Nantes-Atlantique​ depuis quelques jours. L’installation, baptisée « Le vol des oies sauvages », a été inaugurée ce lundi. Il s’agit d’une réalisation de François Delarozière (compagnie La Machine) destinée à équiper le futur  Arbre aux hérons des Machines de l'île. L’aéroport est, en effet, partenaire et mécène de cet arbre géant devant être construit dans la carrière Miséry, à Nantes, en 2027.

Conçus en acier, laiton, cuir et bois de cèdre, les volatiles articulés sont suspendus, pour six d’entre eux, dans le hall 2, pour six autres dans une salle d’embarquement. Chaque lustre à oie est équipé d’un moteur électrique qui entraîne les ailes. L’ensemble, dont la masse totale pèse environ une tonne, a vocation à rejoindre le bestiaire de créatures mécaniques qui peuplera le futur Arbre aux hérons.

« Un véritable émerveillement »

« Nous sommes très fiers de pouvoir faire découvrir aux voyageurs une illustration de la créativité et de l’art nantais. Je pense que ces oies provoquent un véritable émerveillement pour tout le monde », s’enthousiasme Cyril Girot, directeur de l’aéroport. « Notre souhait c’est de faire en sorte que quand on arrive en ville il y a la marque du territoire, se réjouit Fabrice Roussel, vice-président de Nantes Métropole en charge du tourisme. C’est aussi une manière d’installer à nouveau des œuvres d’art​ dans l’espace public. »

Pour rappel, l’Arbre aux hérons sera une immense structure métallique (35 m de haut, 55m de diamètre) dotée de jardins suspendus sur lesquels le public pourra déambuler. L’ambitieux projet, contesté par une partie de la classe politique nantaise en raison de son coût, a reçu en juillet le feu vert de la métropole pour voir le jour moyennant une dépense de 52 millions d’euros. Les travaux débuteront en 2025.

Vinci, concessionnaire de l’aéroport Nantes-Atlantique, a versé une contribution de 260.000 euros au projet. La durée d’exposition des oies sauvages dans l’aéroport n’est pas encore déterminée.