Les sept de la famille jazz

david prochasson

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C'est l'un des vilains petits canards de la soirée. Pour la troisième édition de Nantes au Zénith, l'évènement qui réunit samedi trente groupes locaux. Francis et ses peintres brouille les cartes. Comme cinq autres familles musicales, du metal à l'electro en passant par la scène trad', le quatuor de jazz a été choisi pour inviter d'autres musiciens nantais et créer un répertoire commun. L'affiche ne manque pas de piments : une joueuse de gomongo, instrument coréen, et le duo doux amer Mansfield Tya feront équipe avec Francis et ses peintres. En clair : tout sauf du jazz. « On ne se force pas à jouer de manière classique », explique le saxophoniste François Ripoche.

Ses peintres, ce sont trois musiciens à l'univers jazz porté vers la pop et le rock. Créé l'an dernier, le quatuor est né de l'envie de cuisiner les musiques populaires à leur sauce. On retrouve ainsi des standards tels que Capri, c'est fini, interprété par Philippe Katerine. Samedi, au Zénith, le tube d'Hervé Vilard sera chanté par Julia Lanoë, de Mansfield Tya. « On jouera d'abord des morceaux à nous avant de les inviter, indique François Ripoche. Ça faisait longtemps qu'on envisageait de travailler ensemble. » Mansfield Tya interprètera deux classiques : Love me tender, que le duo interprète lors de ses propres concerts, et Laisse tomber les filles, de Serge Gainsbourg. Avec le quatuor, également : E Joung Ju. La Coréeenne s'est installée depuis peu sur les bords de Loire. « On s'est rencontré en Corée. Son instrument, le gomongo emmène dans un univers bizarre, percussif et assez grave, détaille Gilles Coronado, le guitariste du groupe. Ce sera l'occasion d'essayer de nouvelles choses. »

Samedi à 17 h 30 au Zénith. De 0 à 9 eur. Rens. sur www.olympic.asso.fr