Le pays de Retz sur la voie de la modernité

Frédéric Brenon

— 

Dépose de rails, installation de traverses, versement de ballast, rehaussement de murets... Depuis trois mois, les engins de chantier de Réseau ferré de France (RFF) sont à l'oeuvre entre Rezé et Sainte-Pazanne. Leur mission est simple, mais ambitieuse : démonter 23 km de voies ferrées ayant fait leur temps et les remplacer par des neuves. En moyenne, 800 m de nouveaux rails sont installés chaque jour. Une opération qui s'achèvera dans un mois, permettant alors de rétablir la circulation des trains.

Mais le vaste chantier de modernisation des lignes Nantes-Pornic et Nantes-Saint-Gilles-Croix-de-Vie ne s'arrête pas là. Il vise aussi à allonger les quais de gare, sécuriser une trentaine de passages à niveau en les automatisant, changer un ouvrage d'art au-dessus de l'Acheneau et remplacer le système de signalisation. « Tout sera terminé fin 2010, assure RFF. Le renouvellement des voies au-delà de Sainte-Pazanne, vers Pornic et Saint-Gilles, s'effectuera plus tard, lors d'une seconde phase. »

Pour les voyageurs et riverains, les bénéfices des travaux seront importants. Ils offriront, tout d'abord, un gain de confort et de sécurité (stabilité et réduction du bruit). Ils permettront ensuite, à partir de décembre prochain, de passer d'une vitesse de 90 km/h à près de 140 km/h, ce qui engendrera un léger gain de temps sur le parcours. Le changement de signalisation, qui limite actuellement le nombre de dessertes, permettra aussi d'augmenter la capacité des lignes. « Dès que ce sera possible, nous comptons doubler les TER en circulation, explique le conseil régional. Nous aurons enfin les moyens de répondre à la croissance des voyageurs. »

Actuellement de 900 000 passagers/an, la fréquentation de l'axe pourrait passer rapidement à 1,5 million, selon les prévisions. De quoi donner d'autres idées. Comme celle d'y faire circuler un tram-train. La région s'est ainsi rapprochée d'Alstom pour étudier la construction d'un modèle bi-mode (électrique et diesel). A plus long terme, elle envisage aussi l'arrivée du TGV. « Ce n'est pas une utopie », estime son président (PS), Jacques Auxiette. ■