Loire-Atlantique : On vous dit tout sur les fameux sorbets de la Fraiseraie

MIAM MIAM L’entreprise de sorbets aux fruits, fondée en 1970, est une référence en Loire-Atlantique

David Phelippeau
— 
Un sorbet fraise de la Fraiseraie à Guérande.
Un sorbet fraise de la Fraiseraie à Guérande. — La Fraiseraie
  • La Fraiseraie, célèbre marque de sorbets aux fruits installée en Loire-Atlantique, ne cesse de grandir depuis sa création en 1970.
  • Alain Têtedoie, cogérant avec ses deux enfants, explique à ​20 Minutes pourquoi sa marque est autant reconnue dans la région.

Cette société de Loire-Atlantique « ramène sa fraise » depuis plus de cinquante ans pour le plus grand plaisir des papilles. La Fraiseraie, c’est « presque » un passage obligé lorsqu’on est touristes dans la région, et souvent une petite gourmandise quand on y habite. La célèbre marque de sorbets aux fruits compile seize points de vente (douze boutiques et quatre kiosques), dont quinze dans le département (une boutique aussi à Noirmoutier en Vendée), et deux crêperies, dont la dernière en date fraîchement installée à Nantes.

La boutique de la Fraiseraie rue de la Marne à Nantes.
La boutique de la Fraiseraie rue de la Marne à Nantes. - D.P. / 20 minutes

En 2015, Alain Têtedoie prend la succession du fondateur originel, Joseph Maillard. Tout de suite, cet ancien maraîcher de Saint-Julien-de-Concelles envisage d'« exporter » sa marque au-delà des frontières du 44. « On imaginait s’étendre de Vannes à La Rochelle par exemple, se souvient celui qui cogère la société avec sa fille, Typhaine, et son fils, Pierre. Mais, aujourd’hui, ce n’est plus d’actualité. C’est un métier qui est très saisonnier et dépendant de la météo. Et puis, une gestion en propre de boutiques [il n’y a aucune franchise] à plus de 100 km, c’est compliqué. » Alain Têtedoie en a fait l’amère expérience avec le point de vente des Sables-d’Olonne, qui a fermé en 2019.

L’ambition de "renforcer l’autoproduction"

Depuis six ans, la société, dont le siège est à Pornic, préfère – au lieu de s’étendre sur le plan géographique – conforter sa « notoriété » en continuant à produire au maximum ses produits et en se diversifiant pour aller au-delà de sa « réputation en matière des sorbets et glaces ». « On est un peu pionnier en circuit court, insiste Alain Têtedoie. Ici, c’est de la fourche à la fourchette. On est peut-être unique à conjuguer autant de métiers. » En quelques chiffres, la Fraiseraie, ce sont : 150 tonnes par an de production de fruits (fraises en majeure partie et framboises) sur deux sites (Pornic et Saint-Julien-de-Concelles), 200.000 litres de glaces par an, 30 parfums pour les sorbets et 10 pour les glaces, des produits cuits (pâtes de fruits, gelée, etc.), mais aussi des pâtisseries fabriquées dans des ateliers pour un chiffre d’affaires (hors Covid-19) à hauteur de 7 millions par an (+ 30 % de développement depuis 2015).

L'entrée de la boutique à Pornic.
L'entrée de la boutique à Pornic. - D.P. / 20 minutes

Le prochain objectif est de « renforcer notre autoproduction ». Pour cela, les gérants de la Fraiseraie ont acquis un terrain agricole à Pornic pour produire les fruits rouges comme les groseilles, les mûrs, les cassis, etc. « On produit actuellement 50 % des fruits qu’on propose [fraises et framboises], on souhaite passer à 80 % entre cinq à dix ans », espère Alain Têtedoie.

Mais, au fait, pourquoi les sorbets à la fraise de la Fraiseraie ont-ils aussi bonne réputation ? « Il n’y a pas de recette miraculeuse, sourit le patron. Il y a d’abord la qualité de la matière première : des fraises de la variété Cirafine, dont les plants viennent du Centre de la France, mais qui ne sont pas bios, simplement car elles sont cultivées hors-sol. Ensuite, le taux de fruit dans nos sorbets, de l’ordre de 60 %, est beaucoup plus élevé que dans des glaces classiques. » Ce qui donne beaucoup d’éclat et de goût aux sorbets de la Fraiseraie, et une envie irrépressible d’y revenir… « Il y a une vraie relation affective maintenant entre les clients et la Fraiseraie, observe Alain Têtedoie. Les gens ont les yeux qui brillent lorsqu’on parle de nous et ils sont prêts à attendre vingt minutes avant de se faire servir. Quand on mange nos glaces, c’est souvent qu’il fait beau, qu’on est en vacances et qu’on passe un moment agréable. »