La réunification, une utopie déjà en marche

Frédéric Brenon (avec AFP)

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Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, envisagé en marge des travaux du comité Balladur, est déjà une réalité pour certains acteurs économiques et institutionnels.

« Pour nous, c'est évident. C'est presque un pléonasme », s'amuse Alain Esnault, président de l'association « Produit en Bretagne » qui regroupe sous un même logo 210 entreprises (100 000 salariés). Une trentaine de marques de Loire-Atlantique y sont adhérentes et peuvent ainsi présenter sur leurs produits le célèbre logo avec son phare blanc sur fond bleu. La cidrerie Kérisac à Guenrouët, par exemple, a adhéré en 2001 pour « revendiquer ses origines bretonnes, mais aussi s'ouvrir de nombreuses portes chez les grandes enseignes ». Dans le même esprit, des viticulteurs de Monnières ont réussi à faire reconnaître par la justice leur droit à apposer une étiquette « Breizh gwin gwen » (vin blanc breton) sur leurs bouteilles.

Côté institutions, le conseil général de Loire-Atlantique travaille depuis 2004 avec la région Bretagne dans les domaines culturels et touristiques (Maison de la Bretagne, Breizh Parade, etc.). Quant aux tribunaux de Loire-Atlantique, ils relèvent encore aujourd'hui de la cour d'appel de Rennes et non de la cour d'appel d'Angers. ■