Le conflit dure et inquiète

Frédéric Brenon

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Ils ne désarment pas. Plus d'un mois après le début du mouvement d'opposition aux réformes de l'enseignement supérieur, près de 2 500 étudiants se sont réunis hier midi pour décider s'il fallait ou non prolonger le blocus des cours. Malgré des désaccords de plus en plus clairement affichés, celui-ci a été reconduit à une large majorité jusqu'à mardi. Une situation qui commence à inquiéter sérieusement les responsables universitaires. « Nous incitons tous les étudiants à continuer à travailler, à s'organiser en se rendant en BU ou en consultant les documents mis en ligne par les enseignants. C'est particulièrement valable pour les 1re et 2e années, qui sont les étudiants les plus fragiles et donc les plus pénalisés par l'absence de cours », explique Vincent Lang, vice-président de l'université de Nantes.

En filigrane, la présidence de l'université craint pour les examens du second semestre. « Ils vont arriver très rapidement et un mouvement qui dure n'est pas sans conséquence sur leur faisabilité. Nous réalisons en ce moment un état des lieux précis de la situation dans chaque département. Nous serons amenés à prendre des décisions très rapidement. »

A la veille d'accueillir plusieurs milliers de lycéens et de parents à l'occasion des portes ouvertes annuelles (demain de 9 h à 17 h), l'université a également découvert hier matin plusieurs tags et bris de matériel à l'intérieur et à l'extérieur des locaux du Tertre. Ceux-ci ont été fermés à clés jusqu'à demain pour y remettre de l'ordre et éviter toute nouvelle intrusion. La présidence a « condamné ces actes inacceptables » et a déposé plainte. ■