Affaire Troadec : Prison à perpétuité demandée contre l'accusé Hubert Caouissin

ASSISES Hubert Caoussin est jugé pour le quadruple meutre de la famille Troadec, en 2017 près de Nantes. Le verdict est attendu mercredi

J.U. avec AFP
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Les avocats généraux Charlotte Gazzera et Stephane Cantero
Les avocats généraux Charlotte Gazzera et Stephane Cantero — LOIC VENANCE / AFP
  • Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec ont été tués dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Orvault.
  • Hubert Caouissin, 50 ans, est jugé pour meurtres et atteinte à l’intégrité de cadavres.
  • Le verdict sera connu mercredi.

Après onze éprouvants jours d’audience, le procès de l’affaire Troadec touche à sa fin sans avoir réussi à lever toutes les zones d'ombre qui entouraient le drame. Ce mardi après-midi, les avocats généraux ont réclamé la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre d' Hubert Caouissin, jugé pour le quadruple meurtre survenu en février 2017 à Orvault près de Nantes. Une demande assortie d'une période de sûreté de 22 ans. « M. Caouissin est à l’origine de la mort de quatre personnes dans un bain de sang épouvantable (…) Il est trop dangereux, il n’est pas question qu’il sorte », a lancé l’avocate générale Charlotte Gazzera.

Trois ans d’emprisonnement ont été requis contre son ancienne compagne, soit le maximum qu’encourrait Lydie Troadec, 52 ans, jugée pour recels de cadavres et modification d’une scène de crime.

Depuis le début du procès, le principal accusé est resté campé sur ses positions. il a raconté à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une dispute ayant dégénéré en bagarre mortelle, avec un pied de biche, nourrie par son obsession pour d’hypothétiques lingots d’or. Une version contestée par les avocats généraux dans leurs réquisitions mais aussi par ceux des parties civiles qui ont exprimé ce matin leur conviction qu’Hubert Caouissin était bel et bien venu avec l’intention de tuer le couple Troadec et leurs enfants, Charlotte, 18 ans, et Sébastien, 21 ans.

Le verdict connu mercredi

« Ce n’est pas par hasard qu’il a fait disparaître » l’arme du crime et les crânes des victimes, a fait valoir Me Olivier Pacheu, avocat des parties civiles, estimant qu’il n’y avait qu'« un seul scénario possible : la surprise ». « Ça ne peut débuter que par la mort de deux enfants », a-t-il aussi assuré durant sa plaidoirie, expliquant à la sortie de l’audience être affecté par la douleur de ses clients « qui font face à ce vide abyssal d’une famille qui a complètement disparu ».

Ce procès d’assises exceptionnel, qui a débuté le 22 juin à Nantes, se terminera mercredi. Le matin se dérouleront les plaidoiries des avocats de la défense. Le verdict pourrait être connu dans l’après-midi ou la soirée.