Nantes : Avec quelles œuvres le Voyage à Nantes va-t-il encore vous surprendre et faire parler ?

CULTURE L’événement culturel de l’été débute officiellement ce samedi

Julie Urbach
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Un castor en bronze est à découvrir porte Sauvetout à Nantes
Un castor en bronze est à découvrir porte Sauvetout à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le Voyage à Nantes s’empare de la ville jusqu’au 12 septembre avec de nouvelles créations aussi surprenantes qu’amusantes.
  • Parmi elles, un étrange castor en bronze, une épave monumentale échouée sur une fontaine et une piste circulaire de roller.

Certaines œuvres, en cours de montage, fleurissaient déjà depuis quelques jours sur les réseaux sociaux… Ce samedi, les barrières sont retirées et l’événement culturel peut officiellement commencer. A partir de ce matin 10 heures et jusqu’au 12 septembre, le Voyage à Nantes s’empare de la ville avec de nouvelles créations aussi surprenantes qu’amusantes.

Porte Sauvetout, par exemple, c’est un improbable castor à queue de poisson qui attend les visiteurs. Au bout d’un véritable tronc d’arbre fourni par le service des espaces verts de la ville, l’animal en bronze semble narguer les passants. L’artiste Laurent Le Deunff, qui s’est inspiré « d’un dessin de castor du Moyen-Age » pour faire écho à cette porte de l’enceinte médiévale de la ville, conseille aussi de venir de nuit. Grâce à des projecteurs, l’animal prend encore plus sa place dans le paysage avec une grande ombre portée sur le tramway qui passe juste à côté.

Un peu plus loin, c’est bien de jour qu’on vous conseille d’aller voir la sculpture monumentale de la place Royale. Comme échouée sur la fontaine, qui fonctionne normalement entre 9 heures et 22 heures, cette épave de sept mètres de haut (dont la fabrication et la pose ont duré trois mois) fait déjà figure d’incontournable de l’édition 2021. « S’adapter à la physionomie de la fontaine a été une véritable prouesse technique, confie le sculpteur marseillais Ugo Schiavi. On a pu varier son débit pour entendre gronder, simuler les vagues pour donner un caractère encore plus science-fictionnel. » Plus subtile, la deuxième partie de l’œuvre est visible depuis la passerelle Schoelcher. Une tête en résine, symbolisant Neptune et son naufrage, se trouve en contrebas.

Une piste de roller géante

Plus joyeux, le nouveau playground de la place Graslin devrait lui aussi attirer les foules, en tout cas les jours de beaux temps. Une cinquantaine de personnes pourront patiner ensemble sur une piste de roller de 38 mètres de diamètre. Du matériel sera prêté gratuitement sur place et les moins téméraires profiter du spectacle sur les bancs circulaires disposés tout autour. Il y aura aussi des démonstrations. « Il devrait se créer ici un ballet de rollers, piétons, vélos, comme un mouvement perpétuel et élégant, estime Romain Pradeau de l’agence d’architectes nantaise Titan. On a voulu quelque chose de léger, de positif et de frais. »

Dans le reste de la ville, on pourra croiser une surprenante œuvre textile habillant le passage Sainte-Croix, trois personnages fantaisistes et colorés signés Jean Jullien au Jardin des plantes, des tramways relookés sur les lignes 1 et 2, ou encore des installations organiques et odorantes au Temple du goût. De nombreuses expositions (Hab Galerie, château des ducs, musée d’arts, Lieu unique, muséum, médiathèque…) sont aussi au programme, l’une étant réservée à l’élection du parfum de la ville.