Nantes : La restauration de la cathédrale incendiée prévue pour 2022, sa réouverture pas avant fin 2023

DEGATS L’édifice a été victime d'un incendie criminel le 18 juillet 2020. Avant d’envisager de réparer les dommages, très importants, une dépollution minutieuse est nécessaire

Frédéric Brenon
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L'un des départs de feux se situait au niveau du grand orgue, près de la façade principale.
L'un des départs de feux se situait au niveau du grand orgue, près de la façade principale. — F.Brenon/20Minutes
  • Trois départs de feux criminels ont fortement endommagé la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020.
  • L’édifice est totalement fermé au public depuis. Les travaux de restauration ne débuteront qu’en 2022.

Près d’un an après l'incendie criminel qui a endommagé la cathédrale Saint-Pierre de Nantes, on en sait plus sur le calendrier des opérations de restauration. Les mois écoulés ont été mis à profit pour enlever les gravats, déménager les éléments abîmés, réaliser de multiples diagnostics et entamer une dépollution partielle des lieux. Mais les grosses interventions de dépollution s’étaleront de septembre 2021 à janvier 2022, indique la  Direction régionale des affaires culturelles (Drac) des Pays de la Loire.

« Comme à Notre-Dame-de-Paris, mais en concentration moindre, il y a des poussières de plomb qui se sont déposées absolument partout après l’incendie, y compris au sol, explique Anne-Marie Chepeau Malhaire, ingénieure du patrimoine. C’est un ennemi invisible pour la santé humaine. Il faut tout nettoyer avec un travail d’aspiration spécifique avant de faire venir des ouvriers pour la restauration. »

Les tuyaux du grand orgue ont été totalement détruits.
Les tuyaux du grand orgue ont été totalement détruits. - F.Brenon/20Minutes

Une « réouverture partielle »

Le chantier de remise en état, lui, est prévu de mars 2022 à fin 2023. Il concernera principalement le chœur, les pierres et vitraux de la façade principale, ainsi que le transept sud. Ce n’est qu’à partir de cette date qu’une réouverture au public est envisagée. Et encore, il s’agira probablement d’une « réouverture partielle » en présence d’échafaudages.

La reconstruction du grand orgue de la cathédrale, en grande partie détruit par les flammes, n’interviendra qu’après les travaux sur l’édifice. Un seul tuyau sur les 8.000 que comptait cet instrument monumental élaboré au XVIIe siècle a pu être sauvé. « Tous ont été tordus par la chaleur. Ils devront être fondus. C’est une perte immense », se désole Anne-Marie Chepeau Malhaire. Une restauration de l’orgue n’est pas écartée mais paraît peu probable compte tenu de l’ampleur des dégâts. C’est un comité scientifique qui sera chargé de présenter le meilleur choix.