Nantes : Les commerçants seront alertés des faits de délinquance par SMS

INSECURITE Le dispositif « Alerte commerces 44 » permettra aux commerçants et aux livreurs du centre-ville d’être informés rapidement par la police lorsqu’un délit survient

Julie Urbach
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Nantes : Les commerçants seront alertés des faits de délinquance par SMS (Illustration)
Nantes : Les commerçants seront alertés des faits de délinquance par SMS (Illustration) — Pexels
  • Ce dispositif permettra aux commerçants qui le souhaitent d’être prévenus très rapidement par SMS dès qu’un délit survient.
  • L’objectif est qu’ils « redoublent de vigilance » après un vol à l’étalage ou une escroquerie par exemple.

Le dispositif serait « très attendu » par les commerçants. A Nantes, d’ici à la rentrée scolaire, un nouveau système d’alerte va être mis en place à destination du millier de boutiques et des quelque 500 bars et restaurants que compte le centre-ville de Nantes. Ce mardi, des représentants de la mairie, de la préfecture et de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) ont officialisé le lancement de «Alerte commerces 44». Ce dispositif gratuit, déjà utilisé dans d’autres départements, permettra aux commerçants qui le souhaitent d’être prévenus très rapidement par SMS dès qu’un délit survient.

« Cela peut être une escroquerie, un vol à l’étalage, une dégradation…, détaille le directeur départemental de la sécurité publique Nicolas Jolibois. Le commerçant va appeler le 17 pour une intervention de police secours et parallèlement, l’opérateur rédigera un texto très synthétique pour que les commerçants qui le recevront redoublent de vigilance. » « Les délinquants s’arrêtent rarement à une seule boutique, illustre Teddy Robert, le président de l’association Plein Centre, qui soutient le projet. Samedi dernier, par exemple, trois pharmacies ont été visées en peu de temps. » Les professionnels des sociétés de livraison seront eux aussi dans la boucle.

La crainte d’un « relâchement général »

Si les chiffres de la délinquance sont en baisse depuis le 1er janvier par rapport à l’an dernier à Nantes (-20 % d'atteintes aux biens, -39 % de violences physiques, selon la préfecture) principalement en raison du contexte sanitaire, les autorités craignent que le déconfinement n’entraîne un « relâchement général », selon Pascal Bolo, adjoint à la sécurité à la mairie de Nantes.

En fonction des résultats, et notamment une augmentation espérée du taux d’élucidation des affaires, le dispositif pourra être déployé dans d’autres secteurs du département de Loire-Atlantique.