Vendée : Suspecté d’avoir massacré ses parents à coups de béquille, le fils mis en examen

HOMICIDE Le drame est survenu dimanche dans la maison parentale, à Notre-Dame-de-Riez, en Vendée. Le trentenaire a reconnu le double meurtre et un déchaînement de violence

F.B. avec AFP
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Illustration d'une voiture de la gendarmerie.
Illustration d'une voiture de la gendarmerie. — E. Frisullo / 20 Minutes

Les corps sans vie des deux retraités, âgés de 70 et 74 ans, avaient été retrouvés dans la nuit de samedi à dimanche dans leur maison de Notre-Dame-de-Riez, près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée. Un homme de 37 ans a été mis en examen mardi soir pour meurtre et acte de torture et de barbarie sur ses parents, annonce la procureure de la République de La Roche-sur-Yon.

Le suspect, qui vivait dans un mobil-home au fond du jardin familial, a été interpellé par les gendarmes le jour même, vers 13 heures. Une disparition inquiétante avait été signalée par les frères et sœurs du suspect qui s’étonnaient de ne pas avoir de nouvelles de leurs parents, ces derniers devant récupérer leur petit-fils.

Il a avoué le meurtre

Le fils trentenaire aurait avoué le meurtre à l’un de ses voisins. Et il n’a pas opposé de résistance lorsque les gendarmes sont arrivés. « Le voisin, à la demande de la sœur du mis en cause, s’est rendu au domicile des victimes le dimanche un peu avant 9h et le fils a ouvert la porte en disant qu’il avait tué ses parents », indique Emmanuelle Lepissier, procureure de La Roche-sur-Yon.

« Une dispute aurait a priori éclaté pour un motif futile qui reste à éclaircir et le mis en cause a reconnu avoir frappé ses parents à coups de béquille », a-t-elle ajouté. A l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen pour meurtre sur ascendant et acte de torture et barbarie.

« Il y a de très nombreux coups »

« Il les a frappés de manière extrêmement violente, il y a de très nombreux coups. Il a lui-même déclaré les avoir "massacrés". Nous avons retenu le chef d’acte de torture et barbarie compte-tenu de la violence des faits », a précisé la procureure de la Roche-sur-Yon.

Le suspect est connu pour conduite sous l’emprise de l’alcool en 2017 mais pas pour des faits de violence. Il a été placé en détention provisoire.