Loire-Atlantique : La voiture d’un go fast interceptée entre Nantes et les Pays-Bas

DROGUE La sûreté départementale de Loire-Atlantique enquête depuis le début de l’année sur un réseau de trafic de drogue

20 Minutes avec AFP
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Des policiers du Raid. (illustration)
Des policiers du Raid. (illustration) — AFP

Une dizaine de véhicules, 20 membres du Raid, des enquêteurs de Loire-Atlantique : durant une semaine jour et nuit, ce dispositif hors norme a permis l’interception d’un « go fast » lundi dernier dans la Somme et la saisie de près de 60 kg d’héroïne, évalués à près de deux millions d’euros, a-t-on appris vendredi de source policière. L’enquête menée par la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale de Loire-Atlantique avait débuté en janvier dernier. Il s’agissait de démanteler un réseau de trafiquants d’héroïne entre les Pays-Bas notamment et Nantes, là où la « tête » du trafic a pu être localisée puis interpellée mercredi dans le Morbihan après une course-poursuite.

En mars, les enquêteurs nantais demandent le concours de l’antenne du Raid de Lille qui couvre le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne et les Ardennes, pour intercepter les « go fast » (véhicules transportant la drogue) de ce réseau. « Nous sommes un service transversal et nous avons des moyens, une méthode dans ce genre de dossiers », explique le commandant de cette antenne. « Nous intervenons dans les cinq derniers pourcents de l’opération de police quand le service d’enquête a réalisé 95 % de celle-ci », ajoute-t-il.

« Il était stupéfait »

Après moult investigations, études des parcours empruntés par les malfaiteurs, il est décidé que l’interception aurait lieu dans la Somme, au péage Jules-Verne d’Amiens sur l'A29. « C’était un dispositif hors norme », raconte le chef de l’antenne Lilloise du Raid. Durant une semaine « en continu, jour et nuit », ils planquent. Jusqu’au lundi de la Pentecôte, où le « go fast » est tracé, et sera intercepté, en plein après-midi, au péage. « Il n’y avait aucun moyen pour lui de s’échapper, à moins de s’envoler », poursuit le policier.

Aucun coup de feu n’a été tiré, le malfaiteur seul à bord n’a pas tenté de franchir la herse déployée, ni de tirer sur les policiers lourdement armés. « Il était stupéfait. » A l’intérieur du véhicule, 20 kg d’héroïne en paquets compressés sont découverts. Le même jour, l’antenne du Raid de Rennes procède à des interpellations à Nantes. 38 kg d’héroïne en poudre seront saisis lors des perquisitions à Nantes. Au total ces près de 60 kg d’héroïne représentent, selon le policier, deux millions d’euros à la revente.

Cinq personnes seront ce lundi-là interpellées. La tête du réseau sera finalement arrêtée, deux jours plus tard, dans le Morbihan, au terme d’une traque rocambolesque. Selon Ouest-France, il s’agirait d’un homme de 35 ans. Vendredi, cinq suspects devaient être déférés au parquet de Nantes.