Nantes : Gérald Darmanin annonce 70 policiers supplémentaires et passe un deal avec la ville

SECURITE Le ministre de l'Intérieur s'engage sur la création de 70 postes de police nationale à Nantes. Un contrat portant sur des engagements réciproques a été signé avec la ville de nantes

Frédéric Brenon

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Signature du contrat de sécurité intégrée jeudi après-midi en mairie de Nantes en présence du ministre de l'Intérieur (au centreà.
Signature du contrat de sécurité intégrée jeudi après-midi en mairie de Nantes en présence du ministre de l'Intérieur (au centreà. — F.Brenon/20Minutes
  • Gérald Darmanin a signé jeudi à Nantes un « contrat de sécurité intégrée ».
  • La mairie et l’Etat s’engagent réciproquement pour financer des moyens supplémentaires dans la lutte contre l’insécurité.

Voilà déjà plusieurs années que la ville de Nantes et les syndicats de police réclamaient des moyens de police nationale supplémentaires pour endiguer la montée des faits de délinquance dans la Cité des ducs. La visite du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ce jeudi après-midi à Nantes, était donc particulièrement attendue. Et il n’est pas venu les mains vides.

Quelque 70 postes de policiers nationaux supplémentaires seront ainsi « créés dans les deux ans », a-t-il annoncé, dans le cadre d’un « contrat de sécurité intégrée » signé entre la municipalité et l’Etat. Une montée en puissance puisque 40 postes avaient été créés les trois dernières années. Ces nouveaux policiers seront affectés « sur la voie publique ».

Mais aussi des caméras, des médiateurs, des travaux d’intérêt général…

De son côté, la maire de Nantes, Johanna Rolland, a confirmé son engagement à recruter 70 policiers municipaux dans le nouveau mandat municipal (2020-2026) mais a, cette fois, précisé qu’ils seront tous opérationnels « dès 2023 ». Une trentaine est déjà en cours d’installation.

Mais le « contrat de sécurité intégrée » ne se limite pas à ces policiers supplémentaires. Il prévoit aussi la mise en service de trente caméras de vidéo-protection supplémentaires, la création d’une « brigade de gestion de l’espace public » qui va lutter contre les incivilités, un « renforcement de la justice de proximité » avec une intervention accrue des « délégués du procureur », l’augmentation des personnes accueillies par la ville pour la réalisation de travaux d’intérêt général, ou encore la création de deux médiateurs dans les collèges pour « aider à la résolution des conflits ».

« Une étape importante franchie »

« Je me félicite de la signature de ce contrat. La sécurité est une priorité et quand a ville met 70 policiers supplémentaires, l’Etat fait de même. C’est fait dans la clarté. C’est donc une étape importante qui vient d’être franchie », commente Johanna Rolland (PS), maire de Nantes.

« La ville de Nantes est la deuxième grande ville française [après Toulouse] qui signe ce contrat avec l’Etat », fait remarquer Gérald Darmanin (LREM). « Toutes les grandes métropoles connaissent des problématiques de sécurité, en particulier de violences aux personnes, ajoute le ministre. Se rajoute à ces violences la problématique des trafics de drogue, lesquels génèrent des règlements de compte, des vols, des occupations illicites, des accidents. Et il y a la problématique des mineurs isolés, un drame social, nous n’avons pas encore trouvé le meilleur moyen pour une réponse adéquate dans les métropoles. »