Nantes : Un papa entrepreneur veut « des friandises plus saines » et lance sa gamme de « bonbons »

CONSOMMATION Un entrepreneur commercialise des dés de fruits séchés comme alternative aux bonbons trop sucrés

Julie Urbach

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Les dés de fruits Kicrak sont vendus dans des supermarchés nantais
Les dés de fruits Kicrak sont vendus dans des supermarchés nantais — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Un père de famille nantais vient de lancer «Kicrak Le fruit Bonbon», déjà distribué dans une trentaine de supermarchés de la région.
  • Il présente ses dés de fruits lyophilisés comme une friandise beaucoup plus saine que la plupart des sucreries traditionnelles.

Gélatine de porc, sirop de glucose, acidifiants, colorants… A l’heure où les consommateurs font de plus en plus attention à ce qu’ils mangent, la liste des ingrédients qui composent les Schtroumpfs, crocodiles ou autres bonbons peut parfois faire peur. A Nantes, quand il s’en est rendu compte, un jeune père de famille a carrément décidé de lancer sa propre gamme de sucreries. « Je voulais proposer à ma fille des friandises moins sucrées et les plus saines possibles, assure Pierre Allain des Beauvais, alors à la recherche de nouveaux projets entrepreneuriaux en plus de son activité de gestion de patrimoine. On s’est penchés sur la question avec deux amis, papas eux aussi. Il fallait trouver une solution. »

Après un an de tests et de recherches, ces novices lancent Kicrak Le fruit Bonbon. Ici, pas d’ingrédients aux noms bizarres puisqu’il s’agit uniquement de fruits. « Ils sont lyophilisés à froid ce qui les rend craquants et permet de préserver les fibres, les vitamines naturelles et le goût », assure le fondateur, âgé de 38 ans, père d’une fille de 3 ans.

A la rédaction, on a testé : si l’aspect est un peu bizarre, et sans doute moins appétissant qu’un bonbon classique, la texture croustillante rend la dégustation originale mais plus proche de celle d’un gâteau apéro. On a eu un peu de mal à reconnaître immédiatement la banane et la mangue qui composent le sachet, mais le goût est agréable, parfois acidulé parfois sucré, et reste bien en bouche. En tout cas, il n’en reste plus dans le paquet à la fin de la journée…

Une trentaine de points de vente

Si Kicrak reconnaît ne pas avoir inventé le procédé industriel, la start-up nantaise espère en tout cas le démocratiser auprès des consommateurs et réinventer les codes du bonbon. Déjà, elle a convaincu une trentaine de supermarchés et hypermarchés de la région nantaise de commercialiser ses dés de fruits. L’objectif de ses fondateurs est désormais de lever des fonds pour pouvoir élargir la gamme mais aussi, à terme, relocaliser la fabrication en France, alors que les fruits (ananas, mangue et banane) sont actuellement cultivés et transformés en Colombie. Un autre assortiment, pêche-myrtille, doit prochainement sortir.

« En attendant, les retours sont bons, malgré le fait qu’on ne fasse aucune pub, qu’il s’agisse d’un produit haut-de-gamme [1,95 euro le sachet], et qu’on a des mastodontes en face, se félicite Pierre Allain des Beauvais, qui ne se rémunère pas encore. On verra où tout ça nous mène mais on fait des réassorts, les clients sont contents. Parmi eux, il y a des enfants mais aussi des adultes. Ils emportent leur sachet au travail, ou après le sport comme petit encas. »