Nantes : La mosquée Arrahma visée par un incendie, « un acte volontaire » selon les fidèles

INCENDIE Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'une des portes de la mosquée nantaise a été incendiée

Julie Urbach
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La porte de la mosquée Arrahma à Nantes, ce vendredi 9 avril 2021
La porte de la mosquée Arrahma à Nantes, ce vendredi 9 avril 2021 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • La mosquée Arrahma a été endommagée par les flammes, dans la nuit de jeudi à ce vendredi.
  • Les fidèles y voient un incendie volontaire, parti de poubelles qui auraient été déplacées devant le bâtiment.

Les fidèles se succèdent depuis ce matin pour constater les dégâts et venir prier dans le bâtiment, resté ouvert malgré le sinistre. Dans la nuit de jeudi à ce vendredi, à quelques jours du début du Ramadan, la mosquée Arrahma, dans les quartiers Nord de Nantes, a été endommagée par un incendie. L’une des portes ornées a été entièrement calcinée, causant de plus légers dégâts à l’intérieur, mais sans faire de blessés. Les pompiers et la police sont arrivés vers 3 heures du matin. 

En attendant d'obtenir des réponses, tous évoquent ici un « acte volontaire ». « Les poubelles d’habitude rangées derrière ont été déplacées jusque devant la porte, relate Mohamed Ben Belgacem, l’un des administrateurs de la mosquée. Le feu a été mis volontairement, c’est évident. On est tous désolés, on ne comprend pas… On ne fait de mal à personne ! »

Des « bonnes relations »

Les responsables du lieu de culte, qui doivent déposer plainte ce vendredi après-midi, expliquent n’avoir reçu aucune menace jusqu’à aujourd’hui et entretenir « de bonnes relations avec le voisinage ». Certains racontent cependant qu’un incendie avait déjà eu lieu lors des travaux de construction de la mosquée, il y a plus d’une dizaine d’années. Des caméras de vidéosurveillance avaient été installées sur le bâtiment, qui accueille jusqu’à 600 fidèles les vendredis.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a exprimé en fin de matinée son « plein soutien aux musulmans de Loire-Atlantique ». Réunis en conseil communautaire, les élus de Nantes métropole ont également tous condamné cet acte, par la voix de Johanna Rolland, la présidente. Dans un communiqué, le recteur de la Grande mosquée de Paris a dénoncé un acte « abject et intolérable » et demande aux autorités de retrouver les auteurs.