Nantes : Lancée en janvier, la police métropolitaine des transports monte en puissance

SECURITE Seize agents métropolitains sont chargés de sécuriser les tramways, bus et stations. Ils seront bientôt plus nombreux et travailleront plus tard

Frédéric Brenon

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La police métropolitaine des transports en commun sillonne le réseau Semitan.
La police métropolitaine des transports en commun sillonne le réseau Semitan. — F.Brenon/20Minutes
  • Une police métropolitaine des transports en commun a été créée en janvier par Nantes métropole.
  • Elle intervient sur le réseau Semitan, en complément des polices nationale et municipale.
  • Elle a, pour le moment, effectué une trentaine d'interpellations.

C’est la seconde agglomération en France, après Orléans, à mettre en place ce type de brigade. Depuis maintenant deux mois, une  police métropolitaine des transports en commun (PMTC) est à l’œuvre sur le réseau nantais Semitan. On la voit embarquer dans les trams, monter dans les bus, surveiller les stations…. Sa mission : sécuriser les trajets, en complément des polices nationale et municipale.

« C’est une police du réel. Elle intervient sur toutes les communes sans distinction », se félicite Nantes métropole, qui finance le projet. Pour l’heure, cette PMTC annonce avoir procédé à une trentaine d’interpellations pour des faits de stupéfiants, de mœurs, de contrebande ou encore de vols. Un bilan relativement modeste, mais qui s’explique.

Effectifs et horaires de travail vont augmenter

Déjà parce que son effectif est loin d’être au complet. Composée de 16 agents, elle doit monter à 23 dans quelques jours puis à 32 en fin 2021. « Ce métier de policier est très recherché et, comme la plupart des grandes villes, nous connaissons des difficultés de recrutement. D’autant plus que nous sommes très exigeants sur les profils », justifie Denis Tallédec, élu chargé de la prévention de la délinquance.

Ensuite parce que ses patrouilles s’arrêtent à 19h45 alors qu’une part importante des faits de délinquance se manifestent le soir. « Les horaires seront étendus à 1h du matin dès la fin du couvre-feu », promet Denis Tallédec. L’armement des agents (bombe lacrymogène, matraque, pistolet à impulsion électrique) a également souffert de retard de livraison, ce qui a pu perturber la mise en route des équipes.

Mais s’il faut relativiser le bilan des interpellations, c’est surtout parce que la police métropolitaine des transports intervient beaucoup pour des incivilités. Des faits peu graves mais qui « pourrissent le quotidien » des voyageurs. « Ce sont les pieds sur les sièges, les cigarettes dans les rames, la consommation d’alcool… Souvent, notre simple présence suffit. Parfois, on a besoin d’entamer la discussion pour régler les situations », témoigne Sonia, membre de la PMTC depuis janvier. Les patrouilles policières rassurent, y compris le personnel de la TAN. « On reçoit pas mal de remerciements d’être simplement là. On était attendus », confirme Sonia.

En dehors de ce dispositif métropolitain, la police nationale dispose aussi d’une brigade de transports en commun. Mais elle ne compte que 15 agents à Nantes et ceux-ci sont souvent sollicités pour des missions de renfort hors des transports.

La Maison de la Tranquillité publique étendue

Quatre ans après son ouverture dans les locaux de la Manufacture à Nantes, la Maison de la Tranquillité publique s’étend avec la création d’espaces de rencontres et d’entretiens. Cette extension permet la mise en place de permanences d’associations dans le domaine de l’aide aux victimes, de la médiation ou de l’accès au droit. Depuis son ouverture, cette Maison compétente pour tous les problèmes de sécurité, de droit, de voisinage ou d’incivilités, a déjà traité plus de 24.000 accueils au guichet. Plus de 120.000 appels ont également été traités au numéro Allo Tranquillité (02 40 41 99 99).