Nantes : Les opposants au nouveau CHU ne lâchent pas l’affaire

URBANISME Des militants du collectif Stop au transfert du CHU ont manifesté leur inquiétude devant la préfecture lundi soir à Nantes

Frédéric Brenon
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Des manifestants au transfert du CHU de Nantes. Au sol, les rectangles symbolisent le nombre de lits devant être supprimés.
Des manifestants au transfert du CHU de Nantes. Au sol, les rectangles symbolisent le nombre de lits devant être supprimés. — F.Brenon/20Minutes
  • Le collectif Stop au transfert du CHU a de nouveau manifesté son opposition au nouvel hôpital sur l'île de Nantes.
  • Il pointe du doigt, en particulier, la réduction annoncée du nombre de lits.

Les opposants au projet de nouveau CHU de Nantes ne désarment pas. Malgré le démarrage des travaux de terrassement près du pont des Trois-Continents, sur l’île de Nantes, ils espèrent toujours obtenir un arrêt du chantier de ce nouvel hôpital prévu pour ouvrir ses portes en 2026. Ce lundi soir, le collectif Stop au transfert du CHU organisait une action symbolique devant la préfecture de Loire-Atlantique, à l’intérieur de laquelle se déroulait un conseil de surveillance de l’hôpital public.

Des militants déguisés ont peint 231 rectangles au sol, soit autant que le nombre de lits devant être supprimés dans le projet. D’autres manifestants, déguisés en soignants, ont simulé une prise en charge de malades en extérieur faute de places à l’hôpital. Objectif : dénoncer le « sous-dimensionnement d’un projet qui ne correspond pas aux besoins d’un territoire en forte croissance démographique ».

La direction du CHU de Nantes justifie la diminution du nombre de lits par un développement important de l’ambulatoire (soins à la journée sans nuit à l’hôpital). « Les objectifs de l’ambulatoire sont trop ambitieux, on ne les atteindra pas. Et comment fera-t-on s'il survient une nouvelle pandémie ? », s’alarme le collectif.

D’autres griefs évoqués

Outre la question de la capacité en lits, le collectif Stop au transfert du CHU reproche au futur hôpital d’être bâti sur un « site unique en zone inondable » n’offrant « pas de possibilité d’extension », d’être un « chantier pharaonique d’au moins un milliard d’euros », et d’avoir été lancé « sans débat ou presque ». Le collectif relève, par ailleurs, que le projet a récemment reçu un avis défavorable de la convention citoyenne nantaise composée de 80 habitants de l’agglomération tirés au sort.

Pour rappel, le projet de CHU prévoit un regroupement des hôpitaux Hôtel-Dieu et Laënnec sur un site unique sur l’île de Nantes. Ses partisans, parmi lesquels figure une bonne partie de la communauté médicale, considèrent qu’il améliorera les performances du CHU, de ses chercheurs et de ses enseignants. Ils estiment aussi que l’hôpital doit rester « au centre de la cité ».