Coronavirus en Pays-de-la-Loire : L’épidémie se stabilise, l’ARS appelle à « tenir bon »

EPIDEMIE L'épidémie est stable et inférieure à la moyenne nationale en Pays-de-la-Loire. La vaccination commence à porter ses fruits dans les hôpitaux

Frédéric Brenon
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La foule dans les rues de Nantes malgré le Covid-19 (illustration).
La foule dans les rues de Nantes malgré le Covid-19 (illustration). — L.Venance/AFP
  • Le taux d'incidence des Pays-de-la-Loire reste bien en deçà de la moyenne nationale.
  • L'effet de la vaccination serait déjà visible chez les personnes âgées.
  • Mais le virus progresserait désormais plus vite chez les moins de 30 ans.

Si elle demeure globalement stable, l’épidémie de coronavirus en région Pays-de-la-Loire reste également bien deçà de la moyenne nationale (150 cas pour 100.000 habitants contre 216 en France). Voilà pourquoi de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer un allègement des restrictions sanitaires dans cette région. Mais les autorités ne l’entendent pas de cette oreille et l’agence régionale de santé appelle à « maintenir la vigilance » malgré un « sentiment de lassitude ». Selon elle, les indicateurs de contaminations se maintiennent à un niveau élevé et une accélération de la circulation du virus est désormais observée chez les moins de 30 ans.

« Il faut tenir bon encore quelques semaines, réclame Jean-Jacques Coiplet, directeur de l’ARS en Pays-de-la-Loire. La vaccination représente notre espoir le plus important. Les pays qui ont vacciné tôt montrent des effets bénéfiques. » En Pays-de-la-Loire, près de 83 % des résidents d’Ehpad et 25 % des personnes âgées de 75 ans vivant à domicile ont déjà reçu au moins une dose de vaccin. « La vaccination marche. On commence à voir la part des plus de 75 ans dans les hospitalisations qui diminue réellement », assure Benoît James, directeur Covid de l’ARS. Cette tendance ne devrait que s’amplifier puisque le nombre de livraisons de vaccins Pfizer et Moderna doit doubler ces prochaines semaines.

Le Maine-et-Loire préoccupe

L’ARS mise aussi sur un relèvement des températures pour observer une diminution prochaine de la transmission du virus. « Mais la propension à se retrouver en profitant des beaux jours pourrait aussi avoir l’effet inverse. Il ne faut donc pas relâcher les gestes barrières », insiste Benoît James.

C’est en Maine-et-Loire que la situation est la plus préoccupante. Des dépistages massifs seront donc organisés ce week-end dans plusieurs communes, notamment Cholet, Maulévrier et Beaupréau. Un centre de dépistage est également ouvert sans rendez-vous à Angers, y compris le samedi.