Nantes : Les horaires de la police municipale vont être allongés jusqu’à 2 heures du matin

SECURITE Les policiers municipaux nantais pourront patrouiller au-delà de minuit, une fois le couvre-feu terminé

Frédéric Brenon

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Un policier municipale en patrouille nocturne. Illustration.
Un policier municipale en patrouille nocturne. Illustration. — Syspeo / Sipa
  • Les policiers municipaux nantais s'arrêtaient jusqu'à présent à minuit.
  • Leurs horaires seront bientôt élargis de deux heures la nuit.
  • La ville a promis le recrutement de 29 policiers supplémentaires en 2021.

La mesure était dans les cartons. Elle prendra effet « dès qu’on sortira du couvre-feu​ ». Les horaires d’intervention de la police municipale de Nantes seront élargis le soir jusqu’à 2 heures du matin, a annoncé mardi Johanna Rolland, maire de Nantes (PS). Ils s’étendent jusqu’à présent de 7h15 à 23h45 du lundi au samedi.

« Les équipes sont déjà prêtes à élargir les horaires mais on doit s’adapter à la réalité de la situation sanitaire », explique Johanna Rolland. « Il y avait déjà quelques policiers municipaux qui patrouillent jusqu’à 2 heures, sur la base du volontariat, sur des opérations conjointes avec la police nationale. Il s’agit maintenant de généraliser une pratique », complète Pascal Bolo, adjoint au maire de Nantes en charge de la sécurité.

Discussions en cours avec l’Etat

Ces nouveaux horaires, très attendus par une partie de la population compte tenu de la hausse du sentiment d’insécurité le soir, seront possibles par le recrutement de 29 policiers municipaux en 2021. « Ils arriveront tout au long de l’année », précise Pascal Bolo. Il évoque des « difficultés de recrutement » persistantes sur ce métier actuellement très recherché en France. D’ici à la fin du mandat, 40 policiers supplémentaires sont attendus. De quoi porter l’effectif total à 185 policiers municipaux. Un nombre insuffisant pour l’opposition municipale qui en réclame à peu près le double.

En parallèle, la mairie discute avec l’Etat pour la signature d’ici au printemps d’un contrat de sécurité intégrée permettant la mise en œuvre de moyens et d’objectifs partagés. La ville souhaite d’abord obtenir des garanties de la part de l’Etat concernant le renforcement des moyens de la police nationale. « Le droit à la sécurité est un droit pour chacun, quel que soit le quartier où on habite, de jour comme de nuit. C’est une bataille difficile que nous menons avec la plus grande détermination », insiste Johanna Rolland.