Nantes : Ils manifestent en « soutien aux victimes » et contre l’insécurité qui « empire »

SECURITE Une trentaine de personnes se sont réunies mercredi devant le CHU de Nantes, théâtre récemment d'une scène de violence spectaculaire

Frédéric Brenon

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Manifestation en soutien aux victimes d'agressions mercredi 27 janvier 2020 à Nantes.
Manifestation en soutien aux victimes d'agressions mercredi 27 janvier 2020 à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

L’appel à manifester, lancé par l'association « Sécurité nocturne Nantes », n’a pas rencontré un grand succès. Une trentaine de personnes ont tout de même bravé la pluie pour se réunir ce mercredi après-midi devant les urgences du CHU de Nantes. Un lieu symbolique puisque c’est précisément dans les urgences de l’hôpital public qu’une bande d'individus cagoulés est venue chercher de force, en fin de semaine dernière, un suspect interpellé par la police.

Une intrusion spectaculaire qui s’ajoute à un mois de janvier déjà bien chargé en matière de violences dans la métropole nantaise (meurtre d’un lycéen, fusillades, enlèvement, agressions de policiers et d’agents de la TAN…).

« Un cap a été franchi »

Ce mercredi, ces commerçants, restaurateurs, employés de bar, agents de sécurité ou soignants présents tenaient à témoigner leur « soutien aux victimes ». Ils souhaitaient aussi exprimer leur « ras-le-bol » et leur « inquiétude » face à un sentiment d’insécurité grandissant. « On veut des actes pour lutter contre les agressions, là on a plutôt le sentiment que la situation empire », raconte Nicolas, vigile lui-même victime d’agression. Gilles, restaurateur en centre-ville, considère qu’un « cap a été franchi ». « Il y a un sentiment d’impunité de la part de groupes violents, surtout le soir. Ça fait trois ans qu’on alerte les autorités. Il faut des moyens policiers supplémentaires. »

La députée Valérie Oppelt​ (LREM) participait au rassemblement, de même que le conseiller municipal d’opposition Foulques Chombart de Lauwe (LR).