Les sex-toys font vibrer les nouvelles réunions Tupperware

NANTES Les habituées parlent de «soirées tuppergode», contraction de Tupperware et godemiché...

Guillaume Frouin photos : Jean-Sébastien Évrard
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 La présentation débute par la lingerie, se poursuit avec les produits cosmétiques comestibles et se termine avec des gadgets coquins.
 La présentation débute par la lingerie, se poursuit avec les produits cosmétiques comestibles et se termine avec des gadgets coquins. — J-S. EVRARD / 20 MINUTES

Depuis peu, la Loire-Atlantique voit fleurir les ventes à domicile de sex-toys et autres gadgets érotiques. Des réunions prétextes à de «franches rigolades entre copines», raconte sur son blog Virginie, nouvelle «ambassadrice» de la gamme Evan&sens. Sandrine Cabassy, 39 ans, est, elle, responsable de secteur en Pays de la Loire pour la marque, Soft Paris. «On accueille aussi des couples, précise cette ancienne serveuse à Angers (Maine-et-Loire). Il m'est arrivé d'avoir la fille, la mère et la belle-mère dans la même réunion. Samedi dernier, j'avais même la fille, la mère et la grand-mère.»

Au final, quels que soient les participant(e)s, le déroulé de la soirée ne varie guère. Autour d'un apéritif ou d'un café, la présentation débute par la lingerie fine, enchaîne avec les produits cosmétiques comestibles pour finir avec les anneaux vibrants et les boules de geisha. Dans son «kit», Sandrine a aussi des gadgets plus inattendus, comme ce sex-toy qui se branche sur un lecteur MP3. «Le rythme s'adapte à la musique et au volume», explique la jeune femme, produit en mains.

A côté d'elle, Dominique, 56 ans, n'a pas encore eu l'occasion d'organiser une réunion. «Ce qui me motive, c'est que j'aime le sexe, qui est quelque chose de vital et normal dans la vie!», s'exclame cette nouvelle VDI (Vendeuse à domicile indépendante) de Soft Paris, qui habite Gétigné. «Moi, je voulais vendre des produits érotiques, mais chics. Pas des trucs glauques comme on trouve dans les sex-shops», explique Patricia, 33 ans, directrice d'un centre de loisirs à Saint-Hilaire-de-Clisson.

Comme toutes les «ambassadrices» du réseau, Dominique et Patricia sont rémunérées à la commission, qui varie entre 20 % et 33 % du chiffre d'affaires. Sandrine, leur responsable de secteur d'une quarantaine d'années, touchera, en outre, un pourcentage sur leurs ventes. Infirmières, vendeuses de prêt-à-porter, employées de bureau... «Beaucoup de mes filles se servent des réunions pour se faire des revenus complémentaires, explique la jeune quadra. Certaines le cachent à leurs enfants, mais la plupart assument ouvertement. C'est quand même plus sympa de vendre des produits de plaisir que des casseroles.»