Confinement à Nantes : L'université demande à rouvrir dès le mois de janvier

ETUDIANTS La présidente Carine Bernault estime qu’attendre le mois de février n’est « pas justifié d’un point de vue sanitaire »

J.U.

— 

Nantes, le 3 mars 2016, le pôle étudiant sur le campus du Tertre.
Nantes, le 3 mars 2016, le pôle étudiant sur le campus du Tertre. — Frédéric Brenon

Pour elle, pas question d'attendre le mois de février, comme l’a suggéré Emmanuel Macron. Après un mois de fermeture, la présidente de l’université de Nantes Carine Bernault veut reprendre les cours au plus vite. Ce jeudi, elle a décidé d’interpeller « officiellement les pouvoirs publics afin que les universités soient autorisées à accueillir les étudiants en présentiel dès le mois de janvier, avec l’application de conditions sanitaires très strictes, comme cela a été le cas au mois de septembre dernier ».

Mardi soir, le président de la République​ a laissé entendre que les universités pourraient rouvrir leurs portes seulement deux semaines après celles des lycées, qui devront attendre la date du 20 janvier pour reprendre en 100 % présentiel. « Les universités seront donc les derniers établissements à accueillir à nouveau du public, sans que cela soit justifié d’un point de vue sanitaire », assure Carine Bernault.

« Risque de casse sociale, pédagogique et psychologique »

Dès la rentrée de septembre, l’université avait mis en place la règle du siège vide entre chaque étudiant. Avant le reconfinement, elle avait publié un bilan affirmant que la situation était « maîtrisée » au sein du campus. Carine Bernault assure que si des étudiants ont pu être contaminés, ils l’ont été lors de rassemblements privés.

« Face au risque de casse sociale, pédagogique et psychologique, l’université de Nantes
alerte sur la situation de détresse et de solitude dans laquelle se trouve un grand nombre d’étudiants confinés », ajoute le communiqué.