Nantes : Ça y est, la nouvelle gare SNCF de Nantes est fin prête

URBANISME Fruit de trois ans de travaux, la passerelle-mezzanine ouvrira ses portes au grand public vendredi matin

Frédéric Brenon

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A l'intérieur de la passerelle-mezzanine de la gare de Nantes.
A l'intérieur de la passerelle-mezzanine de la gare de Nantes. — W.Berre
  • L’extension de la gare ferroviaire de Nantes ouvre au public ce vendredi.
  • Il s’agit d’une large passerelle érigée au-dessus des voies.
  • Le chantier du pôle intermodal, côté sud, n’est, lui, pas achevé.

Le grand jour. C’est ce vendredi matin, à 5 heures, que les nouveaux locaux de la gare de Nantes ouvriront officiellement leurs portes au grand public. Evidemment, l’ambiance sera beaucoup moins festive que l’événement le laisserait supposer. Confinement oblige, les voyageurs et curieux seront peu nombreux. Les nouveaux commerces ne seront pas ouverts. Quant au ruban officiel, il a été coupé symboliquement jeudi… sur Internet !

Il n’empêche, cette ouverture constitue bien l’aboutissement d’un « projet majeur » pour Nantes, la SNCF et la région Pays-de-la-Loire. Trois années de travaux auront été nécessaires pour, à la fois, moderniser la gare, agrandir sa surface et en faciliter les accès.

Pour accéder aux quais depuis la mezzanine, il faut emprunter un escalator ou un ascenseur.
Pour accéder aux quais depuis la mezzanine, il faut emprunter un escalator ou un ascenseur. - W.Berre

Une « rue suspendue » au-dessus des voies

La partie la plus emblématique du chantier réside dans la création, au-dessus des voies, d’une passerelle-mezzanine. Dessinée par le célèbre architecte Rudy Rucciotti, cette « rue suspendue » de 165 m de long, supporté par 18 piliers évoquant la forme d’arbres, abrite des espaces d’attente, des écrans d’information, des automates de vente, ainsi que six boutiques. On y accède par des escalators ou ascenseurs. Grâce à son immense verrière, elle offre également une vue dégagée sur les trains et le quartier.

« Nous voulions une gare accessible, confortable, pratique, efficace. On peut dire que le résultat est réellement remarquable », se réjouit Marlène Dolveck, directrice de SNCF Gares & Connexions. « La promesse est tenue », se félicite Johanna Rolland, maire de Nantes, laquelle évoque une « gare du XXIe siècle, trait d’union entre le quartier Pré-Gauchet-Malakoff et le centre historique ».

Le parvis nord de la nouvelle gare de Nantes.
Le parvis nord de la nouvelle gare de Nantes. - F.Brenon/20Minutes

Objectif : 25 millions de voyages

A l’entrée nord, le parvis a été entièrement refait. Du côté sud, les travaux sont en cours et se prolongeront encore près de trois ans pour réaliser une nouvelle gare routière, doublée d’un pôle d’échange multimodal. Facture totale : 132 millions d’euros, dont 43 millions à la charge de Nantes métropole et 39 millions payés par le conseil régional des Pays-de-la-Loire, principaux financeurs.

L’ancienne gare de Nantes, érigée en 1968 puis agrandie côté sud en 1989, était devenue vieillissante et, surtout, trop étroite pour accueillir convenablement l’augmentation régulière du nombre de voyageurs, rappelle la SNCF. Les embouteillages piétons étaient fréquents dans le tunnel desservant les quais. Pas moins de 12 millions de voyages (220 trains par jour) avaient été comptabilisés en 2018, soit plus du double du trafic de l'aéroport Nantes-Atlantique.

Un chiffre qui pourrait grimper à 25 millions de voyages d’ici à 2030. « On a de grandes ambitions pour le train, de grandes ambitions pour l’intermodalité, justifie Marlène Dolveck. Par ailleurs, Nantes est une ville très attractive. Tous les indicateurs démontrent que la fréquentation de la gare va encore sensiblement augmenter. »