Les projets de mosquées vont croissant

David Prochasson

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C'était un choix de la ville partagé par les différentes communautés. Plutôt qu'un seul édifice, trois mosquées s'élèveront à Nantes. « Etant donné les rapports de force différents selon les tendances de l'islam, le risque d'une mosquée unique est de voir une communauté prendre le pas sur les autres », explique Patrick Rimbert, adjoint à l'urbanisme. Jusqu'à présent, les Nantais priaient dans de simples locaux. L'accroissement de la population et le besoin de reconnaissance de la communauté sont autant de raisons expliquant la construction quasi-simultanée de trois lieux de culte.

Quartier nord, face à la prison, Arrahma (Miséricorde en arabe) devrait ouvrir avant l'été. Une grande salle de prière, un ascenseur pour accéder aux bureaux, une pompe à chaleur sur le toit... Orienté, à 10° près, vers La Mecque, l'édifice de 600 m2 est moderne et fonctionnel. Seuls deux minarets et une coupole recouverte de cuivre rappellent l'architecture musulmane. « On a demandé de ne pas faire de pastiches », indique Patrick Rimbert. A Bellevue, les travaux boulevard du Bâtonnier-Cholet devaient aboutir en mars. Difficile toutefois d'avancer une date : l'association culturelle turque de Nantes reste très discrète sur ses intentions. Le consul de Turquie, Mehmet Korhanlar, ancien président à l'initiative du projet il y a douze ans, évoque des « difficultés dans l'achèvement du chantier », sans pouvoir en préciser les raisons. Les travaux du plus grand édifice devraient débuter dans les tous prochains mois à Malakoff. D'une superficie de plus de 3 000 m2, le centre culturel et islamique Assalam (la paix) pourra accueillir un millier de fidèles. ■ David Prochasson