Nantes : Quatre tableaux de grande valeur mis aux enchères mercredi

ART Une collection de 211 peintures sera vendue aux enchères mercredi. Parmi elles, quatre tableaux estimés de 25.000 à 100.000 euros

Frédéric Brenon

— 

Cette peinture de Bernard Buffet de 1972 est estimée entre 80.000 et 100.000 euros.
Cette peinture de Bernard Buffet de 1972 est estimée entre 80.000 et 100.000 euros. — Ivoire Nantes

C’est une vente aux enchères « très importante » qui se déroulera mercredi à l’hôtel des ventes Ivoire de Nantes, rue Miséricorde. Une collection de 211 tableaux modernes et postimpressionnistes sera en effet proposée aux plus offrants, dans le cadre d’une succession. Parmi eux, quatre « œuvres phares » estimées à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La plus observée sera, à coup sûr, une huile sur toile réalisée par l’expressionniste français Bernard Buffet en 1972. Baptisée sobrement Voiliers, elle est expertisée entre 80.000 et 100.000 euros. « C’est son prix raisonnable. Mais elle peut partir à beaucoup plus », commente Bertrand Couton, commissaire-priseur.

Vente en direct sur Internet

Une seconde huile de Buffet, représentant des jonquilles, estimée entre 20.000 et 30.000 euros, sera également mise en vente. On trouve aussi Hiver dans l’Oise, une peinture de 1914 signée Gustave Loiseau, évaluée entre 50.000 et 60.000 euros. Ainsi que Juan les pins, le rivage et la baie (1893) d’Eugène Bourdin, estimé entre 25.000 et 30.000 euros.

D’autres tableaux, signés Ernest Guérin ou Ferdinand Loyen du Puigaudeau, peuvent prétendre partir à plus de 15.000 euros. Tous appartiennent à un « couple de collectionneurs parisien disposant d’une maison de campagne dans l’ouest de la France », précise Bertrand Couton.

«Hiver dans l'Oise», huile sur toile de Gustave Loiseau (1914).
«Hiver dans l'Oise», huile sur toile de Gustave Loiseau (1914). - Ivoire Nantes

La vente, fixée à 14h, se déroulera à huis clos en raison du confinement. Mais les acquéreurs et curieux pourront suivre les enchères en direct sur Internet. « Cette méthode marche de mieux en mieux. Les gens sont chez eux, détendus. Elle permet, en plus, de pouvoir vendre dans le monde entier », explique Bertrand Couton.

Le record de l’hôtel des ventes de Nantes date de mars 2018 avec la cession de Télémaque, œuvre majeure du peintre français Charles Meynier, à un Britannique pour la modique somme de 2,2 millions d'euros.