Coronavirus en Loire-Atlantique : La forte hausse des contaminations inquiète l'ARS

EPIDEMIE Le département a évité le couvre-feu mais la situation s'est dégradée en quelques jours, notamment dans la métropole nantaise

Frédéric Brenon

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Un test PCR du Covid-19 (illustration).
Un test PCR du Covid-19 (illustration). — D.Meyer/AFP
  • La circulation du virus progresse fortement en Pays-de-la-Loire, en particulier en Loire-Atlantique.
  • Le taux d’incidence a fortement augmenté en seulement quelques jours.
  • Le Maine-et-Loire reste le seul département des Pays-de-la-Loire à subir un couvre-feu.

« La situation est grave et de plus en plus préoccupante », annonce ce mardi Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire (ARS). Selon les derniers chiffres épidémiologiques, le taux d’incidence en Pays-de-la-Loire atteint désormais 250 nouveaux cas pour 100.000 habitants. Il n’était que de 164 jeudi dernier, jour des annonces gouvernementales concernant la mise en place de couvre-feu dans 54 départements.

Si le Maine-et-Loire reste, à ce jour, le seul département de la région subissant un couvre-feu, on voit mal comment la Loire-Atlantique pourrait échapper à une telle mesure à court terme. Son taux d’incidence, qui n’était que de 187 jeudi dernier, a en effet, depuis, franchi le seuil de déclenchement de 200 cas pour 100.000 habitants. Il culmine même ce mardi à 276. La situation est pire à Nantes métropole où ce taux est grimpé à 334. Le taux de positivité parmi les personnes testées est passé de 11 % (jeudi) à 14 %.

De la place dans les hôpitaux

« L’évolution épidémiologique devient extrêmement inquiétante, notamment pour les personnes âgées de plus de 65 ans », commente Jean-Jacques Coiplet. Mais les décisions futures « relèvent de l’autorité préfectorale et du Premier ministre après la réunion du Conseil national de défense », précise le directeur général de l’ARS. Certains comportements sont pointés du doigt, comme l’apparition d’un « nouveau cluster » (huit étudiants positifs) au sein de l'école Audencia après « des soirées privées ».

Concernant les hospitalisations, 25 malades du Covid-19 se trouvent désormais en réanimation en Loire-Atlantique. C’est 11 de plus que jeudi dernier. On est toutefois encore loin du pic de 70 malades en réanimation observé début avril. Au CHU de Nantes, 17 patients souffrant du coronavirus sont en réanimation ce mardi, sur un total de 92 lits ouverts. La situation locale étant moins tendue qu’ailleurs, trois malades venus de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont en cours de transfert à Nantes et Saint-Nazaire ce mardi.