Nantes : Une grand-mère et sa petite fille se sont associées pour lancer leur marque de textile

INITIATIVE Margaux et sa grand-mère Martine ont créé Benenota, une marque de produits de salle de bain qui concilie fonctionnalité, esthétisme et dimension écologique

Clara Le Nagard
— 
Margaux et sa grand-mère Martine, fondatrices de Benenota.
Margaux et sa grand-mère Martine, fondatrices de Benenota. — Clara Le Nagard / 20 Minutes
  • En septembre, Margaux et sa grand-mère Martine ont créé Benenota, une marque de textile de salle de bains responsable.
  • Après les mini-gants démaquillants, la jeune femme et sa grand-mère lancent la serviette pour les cheveux.
  • Les produits sont disponibles sur Internet et également dans des boutiques à Nantes et Sautron.

« Quand j’ai dit à mes parents que j’allais refuser un CDI pour monter ma boîte avec mamie, ils ont fait une drôle de tête » rigole Margaux. C’était il y a bientôt un an… A Noël dernier, entre la dinde et la bûche au chocolat, la jeune femme de 23 ans, alors étudiante à l’ ISG Paris, a proposé à sa grand-mère Martine de créer Benenota. Française, la marque vend des gants "jolis, pratiques et qui respectent la planète" pour se démaquiller le visage. Aujourd’hui, Margaux et Martine sont sur le point de lancer leur deuxième produit : la serviette pour les cheveux.

La couture, une tradition familiale

La proposition lancée, la grand-mère de 71 ans n’a pas hésité une seconde. Ni une ni deux, elle a ressorti sa machine à coudre vieille de cinquante ans. Car pour cette famille nantaise, c’est une histoire de tradition. « Ma maman faisait beaucoup de couture, raconte Martine. Ma tante était couturière aussi donc je les ai vues travailler. » « Je trouve ça génial de la voir faire, se réjouit Margaux. On a voulu garder ce côté familial. »

Cette coopération repose sur un partage mutuel de connaissances et de savoir-faire. Chez Margaux à Sautron ou dans la maison de mamie Martine qui s’est transformée en véritable atelier de couture, les deux femmes se retrouvent pour fabriquer leurs produits. « Nota bene veut dire "notez bien que" en latin. On a voulu inverser les deux mots car pour moi, c’est un peu l’astuce de grand-mère, explique Margaux. Je vais souvent voir mamie quand j’ai besoin de conseils. C’est un peu ma deuxième maman », sourit-elle. « Je suis très contente de pouvoir lui transmettre ça » ajoute la retraitée.

Un produit joli, pratique et écolo

Pour les gants, la mamie et sa petite fille ont voulu faire les choses bien. « On a mis beaucoup de temps à trouver le bon tissu, explique Martine. On voulait qu’il soit doux, joli, qu’il passe bien à la machine à laver… » Suite aux recherches Internet et aux crashs tests quotidiens, elles sont parties sur un produit composé à 90 % de bambou et 10 % de polyester. « L’avantage du bambou c’est que c’est doux, absorbant et durable », explique Margaux. « Au niveau écologique, ça demande aussi moins d’eau que le coton » renchérit Martine. Pour leurs pochettes de rangement (qui peuvent être personnalisées), les deux femmes ont trouvé un textile bio de l’Atelier du coton de Lyon, dont les encres sont inoffensives pour les travailleurs.

Les produits sont déjà en vente à L’Atelier des Belettes (Sautron) et dans les boutiques Les jolis Bocaux et Coquerico à Nantes. A ce jour, les deux femmes ont confectionné près de 600 gants et les ont tous vendus. Ils sont disponibles en trois coloris (blanc, crème ou gris), dont une version en collaboration avec "octobre rose" qui a permis de reverser 50 % des bénéfices à l’association Madame S qui lutte contre le cancer du sein.

Un concept qui prend de l’ampleur

Ce mois-ci, le projet, dont Margaux ne vit pas encore mais auquel elle s’adonne désormais à 100 %, prend une nouvelle dimension. Une vingtaine de salariés de deux ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) de la région nantaise vont venir assister la jeune femme et sa mamie dans la confection des produits. « Ça va beaucoup nous soulager », confie Martine. « Ils fournissent la même qualité de travail que d’autres personnes et ça valorise en plus le côté social », soutient Margaux.

La jeune nantaise souhaite, à l’avenir, se développer dans d’autres boutiques, instituts, spas… « J’aimerais bien être dans au moins un concept store des grandes villes de France », rêve Margaux. « Ça vaut le coup de la soutenir dans son projet, assure Martine. Elle est très courageuse et inventive. Je suis en admiration », avoue la septuagénaire. Pour les fêtes, en plus de la serviette à cheveux, Margaux a eu l’idée de confectionner des coffrets cadeaux.