Nantes : Davantage de bouchons qu'à la rentrée dernière, mais moins de voitures en ville

DEPLACEMENTS L’Agence d’urbanisme de la région nantaise vient de publier son « baromètre mobilité »

Julie Urbach

— 

NANTES le 31/08/2011 Embouteillage dans le centre ville
NANTES le 31/08/2011 Embouteillage dans le centre ville — © Fabrice ELSNER
  • Fin septembre, à 8h du matin, il fallait 44 minutes en moyenne en voiture pour rejoindre le centre-ville depuis une commune de l'agglomération nantaise.
  • Pour autant, le trafic automobile est en baisse de 10%.

L’impression partagée par de nombreux Nantais depuis la rentrée scolaire semble se vérifier. Ces dernières semaines, il y a davantage d'embouteillages à Nantes que l’année dernière. C’est en tout cas la conclusion de la première édition du «baromètre mobilité» que va publier l’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) chaque semaine. Cette étude chiffrée se base sur des données issues de Google Maps, et des postes de comptages automobiles permanents de Nantes métropole.

Selon l’Auran, depuis début septembre, la situation ne fait qu’empirer en termes de temps perdu dans les bouchons. Alors que dans des conditions idéales, un habitant de l’aire urbaine met en moyenne 27 minutes pour rejoindre le centre-ville de Nantes, il mettait 39 minutes début septembre, un chrono qui a carrément atteint 44 minutes il y a quelques jours. Selon les chiffres, ça coince davantage que l’an dernier à la même période. Mais les temps de parcours étaient encore plus élevés au début de l’année 2020, le pire ayant été atteint la première semaine de mars.

Nombre de voitures en baisse

Au petit jeu des comparaisons, l’Auran estime pourtant que le trafic automobile est inférieur (environ -10 %) à celui observé lors de la rentrée scolaire 2019. Si la baisse était encore plus franche pendant le confinement (jusqu’à atteindre -76 %), les Nantais semblent donc moins avoir repris leur voiture, le télétravail aidant peut-être un peu les choses.

Les aménagements vélo temporaires effectués pendant l’été ou l'expérimentation des 30 km/h font-ils aussi partie des explications ? Ce baromètre, qui vise à « mieux comprendre les effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur les pratiques de mobilité des habitants (probable report d’usagers des transports collectifs, poursuite des pratiques de télétravail, horaires décalés, développement de l’usage du vélo…) », apportera des réponses. Des données sûrement utiles pour la mairie de Nantes qui doit prochainement procéder à une évaluation de la situation.