Ile de Nantes : Les travaux du nouveau CHU débuteront ces « prochains jours »

URBANISME Le nouvel hôpital public doit regrouper sur l’île de Nantes les sites Hôtel-Dieu et Laënnec en 2026

Frédéric Brenon

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Image de synthèse du futur CHU de Nantes, en bord de Loire.
Image de synthèse du futur CHU de Nantes, en bord de Loire. — Art&Build-Pargade

Malgré les critiques dont il fait l'objet, le projet du nouveau de CHU de Nantes progresse un peu plus. L’hôpital public a fait savoir mardi qu’il était devenu officiellement propriétaire du terrain de 10,1 ha situé sur l’île de Nantes, à l’emplacement de l’ancien marché d’intérêt national (MIN) et de hangars portuaires, près du pont des Trois-Continents. L’acte de vente avec Nantes métropole, l’ancien propriétaire, a en effet été signé. En conséquence, le chantier « va pouvoir être lancé », annonce la direction du CHU. Les travaux de terrassement pourront débuter « dans les prochains jours », vraisemblablement courant octobre.

Cette première étape de travaux sera pilotée par l’entreprise Colas, laquelle a remporté le marché lundi. Son objectif sera de « creuser la parcelle pour engager ensuite la construction du gros œuvre ». Elle durera plus d’un an et entraînera « l’évacuation et le comblement de près de 360.000 m3 », soit l’équivalent d’une centaine de piscines olympiques. Les entreprises chargées des travaux de gros œuvre n’ont, elles, pas encore été désignées.

La capacité en lits revue à la hausse ?

Pour rappel, le projet consiste à regrouper les hôpitaux Hôtel-Dieu et Laënnec, aujourd’hui éloignés et jugés « vieillissants », dans un bâtiment neuf. Une nouvelle faculté de santé serait construite juste à côté. Le nouveau CHU coûtera près d’un milliard d’euros à lui seul. Son ouverture est prévue pour 2026.

Un point reste à trancher : la capacité en lits. Le projet prévoit 1380 lits, soit environ 300 de moins que les lits actuellement existants sur les deux sites appelés à déménager. Et ce alors que la croissance démographique est forte. Cette perte de lits était dénoncée depuis plusieurs années déjà par les syndicats, en vain, mais la crise sanitaire du coronavirus a finalement suscité une prise de conscience du problème aussi bien  du côté de la maire de Nantes que de la direction du CHU. Une réflexion est donc en cours pour revoir à la hausse la capacité, sans altérer la dimension du projet.