Coronavirus à Nantes : Les autorités se préparent en cas d'aggravation de la situation

EPIDEMIE Ce vendredi après-midi, métropole, préfecture et ARS ont présenté conjointement leur plan de prévention et protection renforcée pour la métropole nantaise

Julie Urbach

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La fête foraine de septembre à Nantes édition 2020
La fête foraine de septembre à Nantes édition 2020 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • La métropole nantaise, pour le moment en seuil d’alerte, se prépare en cas de circulation encore plus intense du virus.
  • Le plan présenté vendredi prévoit des « solutions qui pourront être activées » en fonction de l’évolution de la situation.

C’est « un guide » qui doit les aider à « anticiper » et à « s’organiser ». Ce vendredi après-midi, Nantes métropole, préfecture et agence régionale de santé, ont présenté conjointement leur plan de prévention et protection renforcée pour la métropole nantaise. Alors que le territoire se trouve pour le moment en seuil d’alerte, les autorités se préparent à une potentielle aggravation de la situation sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. Car la Cité des ducs (dont le taux d’incidence est monté à 105 cas pour 100.000) fait partie des rares grandes villes à ne pas être encore passée en zone d'alerte renforcée, le niveau supérieur.

Dans ce document, pas de choix définitifs mais des « solutions qui pourront être activées » en fonction de l’évolution de la situation. Si Nantes franchissait un seuil, il est par exemple prévu une diminution de la jauge des rassemblements (actuellement limitée à 5.000 personnes), mais son nombre n’a pas encore été précisé. « Pour les bars et les restaurants, la question de l’horaire pourra se poser », explique Didier Fillion-Nicolet, directeur général adjoint à la tranquilité publique et la sécurité de la ville de Nantes. A noter que ce plan ne mentionne pas l’hypothèse d’une fermeture, quel que soit le scénario. « Pour les écoles, nous étudions la possibilité d’une prise en charge spécifique pour les personnels de soignants », poursuit Didier Fillion-Nicolet. Le plan prévoit aussi « un confinement partiel sauf si attestation de déplacement pour motifs impérieux » en cas d’alerte maximale.

Eviter les couacs

Difficile, donc, de savoir quelles mesures s’imposeront concrètement aux Nantais et encore moins à quelle échéance. Mais la publication de ce plan vise surtout à préparer le terrain en essayant que les couacs récemment survenus à Marseille par exemple (où certaines mesures anti-covid ont été contestées par la maire) ne se produiront pas à Nantes, « où les pouvoirs publics travaillent ensemble », assure Johanna Rolland, la maire.

Il n’empêche que ce document, qui a été révisé plusieurs fois en fonction du contexte national, pourrait vite se retrouver caduque. Tout dépend des potentielles futures annonces du gouvernement.