Adolescente violée et tuée à Nantes : L’inspection générale de la justice saisie

FAITS DIVERS Le suspect mis en examen dans cette affaire de viol et de meurtre avait déjà été condamné pour viols par le passé

20 Minutes avec AFP

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Pascal Gontier, directeur interrégional de la police judiciaire de Rennes et Yvon Ollivier, procureur adjoint de la République de Nantes, samedi 29 août 2020.
Pascal Gontier, directeur interrégional de la police judiciaire de Rennes et Yvon Ollivier, procureur adjoint de la République de Nantes, samedi 29 août 2020. — F.Brenon/20Minutes
  • À la suite de la polémique liée au viol et à la mort d’une jeune fille de 15 ans, à Nantes, le 20 août, le ministère de la Justice a décidé de saisir l’Inspection générale.
  • Le suspect, un homme âgé de 45 ans, avait déjà été condamné pour neuf viols, trois tentatives et une agression sexuelle commis entre 2001 et 2003.
  • Samedi, le procureur adjoint de Nantes, Yvon Ollivier, avait assuré que le suspect respectait l’ensemble des obligations de son suivi socio-judiciaire.

Une mission de l’Inspection générale de la justice a été diligentée pour évaluer le suivi socio-judiciaire du multirécidiviste qui a été mis en examen samedi pour le viol et le meurtre d’une adolescente le 20 août à Nantes, a indiqué dimanche le ministère de la Justice. Âgé de 45 ans, le suspect avait été libéré de prison en 2016 après avoir purgé une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle pour neuf viols, trois tentatives et une agression sexuelle commis entre 2001 et 2003.

Arrêté jeudi, ce chef d’équipe dans une briqueterie a été mis en examen, notamment pour homicide volontaire, et écroué samedi après avoir reconnu avoir violé et tué une jeune fille de 15 ans qu’il avait attirée dans un guet-apens. Saisie par le ministère vendredi, l’Inspection générale de la justice (IGJ) devra évaluer « la mise en œuvre de la mesure de suivi socio-judiciaire dont le mis en cause a fait l’objet » après sa sortie de prison, détaille la chancellerie dans un communiqué.

Le suspect respectait l’ensemble des obligations de son suivi socio-judiciaire

Elle aura également pour charge « d’examiner si cette prise en charge a été correctement effectuée tant au regard des obligations générales que des obligations particulières », poursuit le communiqué. Les inspecteurs de l’IGJ, qui sont déjà sur place, devront rendre leurs premières conclusions vendredi, est-il précisé. En conférence de presse samedi, le procureur adjoint de Nantes, Yvon Ollivier, avait assuré que le suspect respectait l’ensemble des obligations de son suivi socio-judiciaire, notamment l’injonction de soin, et qu’il voyait « tous les deux mois » un psychothérapeute.

Selon Yvon Ollivier, il n’y avait « pas le moindre élément qui puisse (laisser) penser à une fragilisation de l’intéressé ces derniers temps qui aurait pu le conduire à passer à l’acte. » Créée en 2016, l’IGJ exerce notamment une mission d’inspection et de contrôle sur l’ensemble des organismes rattachés au ministère de la Justice et sur les juridictions de l’ordre judiciaire.