Nantes : C’est quoi cette école « démontable » et « déplaçable » qui va ouvrir sur l’île de Nantes ?

RENTREE SCOLAIRE Cette école primaire sera déplacée dans d’autre quartiers nantais en fonction des besoins

Julie Urbach

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L'école Joséphine Baker, encore en chantier,sur l'île de Nantes
L'école Joséphine Baker, encore en chantier,sur l'île de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • L'école Joséphine Baker, qui ouvrira en novembre sur l'île de Nantes, a la particularité de pouvoir être facilement démontée et déplacée.
  • Une façon de répondre à la poussée démographique des prochaines années dans la Cité des ducs.

Au rez-de-chaussée, on trouvera plusieurs salles de classe, un espace pour le périscolaire, une bibliothèque, et évidemment la cour de récré. Jusque-là, la nouvelle école qui ouvrira bientôt ses portes boulevard de la Prairie-au-Duc, sur l’île de Nantes, n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, ce type d’établissement serait « assez rare » en France assure-t-on à la mairie. Et pour cause : il s’agit d’un bâtiment entièrement « démontable » et même « facilement déplaçable ».

L’école primaire Joséphine Baker, configurée « en U » et capable d’accueillir 240 enfants, n’a pas grand-chose à voir avec les préfabriqués qui jouxtent parfois les établissements en manque de place. « Cette école sera aussi confortable que les autres, promet Jean-Philippe Marchèse, responsable de la mission schéma directeur des écoles à la ville de Nantes. Ses niveaux de prestation, que ce soit acoustique ou thermique, sont identiques voire supérieur à du neuf ».

L’intérêt de ce mode constructif serait double, explique la ville. D’abord (même si le chantier a été retardé en raison du confinement), l’école est sortie de terre en un temps record, environ deux ans contre quatre ou cinq pour un programme classique. Des délais bienvenus au regard du pic démographique observé ces dernières années dans le quartier. Mais ce n’est pas parce que c’est plus rapide que c’est moins cher : près de 7 millions d’euros ont été injectés dans le projet, une enveloppe presque comparable à celle d’une école neuve.

Des morceaux de bâtiments à déplacer

D’ici à 2025, l’école Josephine Baker sera remplacée par un bâtiment en dur qui portera le même nom. Ce groupe scolaire de 16 classes sera implanté non loin de là, dans le futur quartier République. « On aura alors des morceaux de bâtiments, de deux ou trois salles, qui pourront être déplacés dans d’autres écoles, là où il y en aura le besoin, poursuit Jean-Philippe Marchèse. L’équipement en chauffage et en ventilation permet une installation de façon autonome. On pourra aussi déplacer le restaurant scolaire. » Pour commencer, trois classes ouvriront à partir du 2 novembre (en attendant, les élèves inscrits feront leur rentrée à Louise-Michel, près de Beaulieu).

Au total, plus de 20.000 enfants s’apprêtent à reprendre le chemin des 113 écoles publiques nantaises. Selon les prévisions, Nantes pourrait compter environ2.000 écoliers supplémentaires d’ici à 2024.