Coronavirus à Nantes : L'université va mettre en place la règle d'un siège sur deux dans ses amphis

UNIVERSITE En plus de porter le masque, étudiants et personnels de l'université de Nantes devront respecter les règles de distanciation sociale

Julie Urbach

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Les étudiants en Paces de Nantes passent leur concours blanc, le 8 novembre 2019
Les étudiants en Paces de Nantes passent leur concours blanc, le 8 novembre 2019 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • L'université de Nantes annonce que les conditions d'accueil seront bouleversées pour la rentrée des étudiants, prévue ces prochains jours.
  • Tous les enseignements ne pourront pas s'effectuer en présentiel en raison des distances à respecter dans les salles et les amphis.

Il n’y aura pas assez de places assises pour tout le monde. A quelques jours de la rentrée des étudiants, la présidente de l’université de Nantes Carine Bernault a décidé d’une mesure sanitaire qui risque de compliquer la reprise des cours. « En plus du masque et du lavage des mains, il faudra respecter la distanciation sociale », a annoncé la présidente, ce mercredi. Concrètement, les étudiants devront laisser au moins un siège vide entre eux. Une façon de répondre à une circulaire que doit prochainement publier le ministère de l’Enseignement supérieur, et qui imposerait cette distance minimale à respecter, justifie l’établissement.

Difficile d’imaginer comment les cours se dérouleront précisément, même si on sait déjà que certains enseignements se feront en présentiel pour certains, en distanciel pour d’autres. Par exemple, pour une promotion de 200 inscrits et si aucun amphi de 400 places n’est disponible, la moitié des étudiants assistera au cours magistral, pendant que l’autre pourra le suivra à domicile, grâce à une retransmission vidéo (les caméras sont en cours d’installation). Pour les TD, les salles de classe pourront être configurées différemment afin que les distances soient respectées. Les groupes pourront aussi être dédoublés.

Quatre masques fournis aux étudiants boursiers

« Des mesures extrêmement contraignantes qui vont remettre en question la façon dont on enseigne, reconnaît Arnaud Guevel vice-président à la formation, qui admet n’avoir aujourd’hui pas toutes les réponses aux nombreuses questions qui se posent. Les L1, qui sont des néo-bacheliers, nous préoccupent particulièrement, il va falloir les accompagner en intensifiant par exemple le dispositif de tutorat. (…) L’objectif est de privilégier le présentiel, et le distanciel ne voudra pas forcément dire le domicile. »

En attendant, l’université annonce qu’elle offrira quatre masques lavables aux 12.300 étudiants boursiers inscrits (une dépense de plus de 130.000 euros pour l’université). Son port sera obligatoire dans les bâtiments et vivement recommandé sur le reste du campus. D’ailleurs, du personnel sera mobilisé notamment au Tertre pour aider à la gestion des flux. Les restaurants universitaires sont également en train de se réorganiser afin d’étendre leurs horaires et de proposer un système de vente à emporter.