Nantes : Pensant bien faire, il apporte une grenade au commissariat

PECHE L'homme avait trouvé l'engin explosif alors qu'il pratiquait la pêche à l'aimant dans l'Erdre

Frédéric Brenon
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La grenade déposée à l'hôtel de police de Nantes.
La grenade déposée à l'hôtel de police de Nantes. — Police nationale

Drôle de surprise pour les agents d’accueil de l’hôtel de police de Nantes ce lundi : un homme leur a apporté un objet ressemblant fort à une grenade explosive. L’individu pratiquait la pêche à l’aimant dans l’Erdre lorsqu’il a remonté cet engin métallique. Pensant bien faire, il a tenu à le déposer au commissariat.

Les services de déminage ont été appelés et ont confirmé l’authenticité et la dangerosité de la grenade. Il aurait donc été préférable d’appeler les secours dès sa découverte. « Toute manipulation peut engendrer des risques. Ne vous mettez pas en danger », recommande la police nationale.

Plusieurs obus et parfois des accidents

De plus en plus répandue, la recherche aquatique d’objets à l’aide d’un gros aimant est une pratique illégale car potentiellement dangereuse. Ce même lundi, à Guingamp (Côtes d’Armor), c’est un véritable obus de la Première Guerre mondiale qui a ainsiété pris en charge par les démineurs après avoir été pêché par un habitant dans le Trieux.

En septembre 2019, déjà, un habitant de Brains, à l’ouest de Nantes, avait lui aussi remonté un obus de mortier alors qu’il pêchait dans l’Acheneau. La découverte avait été nettement plus douloureuse pour un pêcheur à l’aimant du Nord en mai 2019 : l’homme avait été brûlé par du gaz toxique qui se trouvait dans l’engin saisi dans un plan d’eau.