Nantes : Le Voyage à Nantes obligé d’intervenir après les intrusions de plaisantins sur une œuvre flottante

ART Plusieurs personnes se sont amusées à grimper sur l’œuvre d’art, quitte à y accéder à la nage

Frédéric Brenon

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L'œuvre « Pas encore mon histoire », signée Vincent Olinet, représente un lit à baldaquin flottant.
L'œuvre « Pas encore mon histoire », signée Vincent Olinet, représente un lit à baldaquin flottant. — S.Salom-Gomis/Sipa

C’est l’une des nouvelles œuvres d’art contemporain installées en plein air dans le cadre de l'édition 2020 du Voyage à Nantes, qui a débuté samedi. Baptisée « Pas encore mon histoire », la création de Vincent Olinet représente un  lit à baldaquin luxueux flottant à la surface du bassin Saint-Félix, près de la gare de Nantes. Si elle étonne fortement les passants et touristes, l’installation a aussi inspiré les plaisantins.

Plusieurs personnes ont ainsi été aperçues posées voire allongées sur l’insolite plumard, pourtant éloigné des quais. « Certaines y sont allées en paddle, d’autres carrément à la nage. Des spectateurs ont même cru qu’il s’agissait d’un happening du Voyage à Nantes. Mais pas du tout ! », indique l’organisation de l’événement.

Ajout de vidéosurveillance

« Il ne faut pas grimper dessus. L’œuvre n’est pas du tout faite pour ça. Elle pourrait être endommagée », insiste le Voyage à Nantes, qui rappelle au passage que se baigner dans le canal Saint-Félix est « dangereux » et « formellement interdit », même en période de canicule.

Afin de veiller au respect de l’œuvre, une caméra de vidéosurveillance va donc être installée, annonce l’organisation. Des panneaux d’information sont également présents sur place.

L’édition 2020 du Voyage à Nantes a été décalée d’un mois mais maintenue malgré la crise sanitaire. La plupart des œuvres sont en effet accessibles depuis l’espace public. L’événement, qui s’enrichit chaque été de nouvelles installations pérennes ou éphémères, s’achèvera le 27 septembre.