Une chanson d'Ours (que me chantait ma maman)

NANTES Fidèle à lui-même, le second fiston de Souchon a joué sa pop française sympa, qui sait s'encanailler par moments en rock'n'roll plus énergique...

A Nantes, Guillaume Frouin

— 

Le chanteur Ours.
Le chanteur Ours. — DR

La dernière fois que j’ai raconté un concert, je me suis fait pourrir par les internautes de 20minutes.fr pour mon inculture musicale. J’espère cette fois-ci que Les Flow ne sont pas (encore) trop connus, auquel cas je vais (encore) donner du grain à moudre à mes détracteurs.

Le quatuor a en effet été l’excellente surprise du concert de Ours, en première partie duquel il se produisait ce mardi soir, au Piano’cktail de Bouguenais (Loire-Atlantique), près de Nantes. Chanson française à textes écolos et pacifistes, abordant des thèmes parfois délicats comme l’inceste : ça ressemble beaucoup, sur le fond, à du Tryo - la touche reggae en moins. Rien de très étonnant au final, quand on sait que Guizmo a produit le premier album des Flow.

Mention spéciale, aussi, à la chanteuse androgyne du groupe. Sa voix éraillée donne un supplément d’âme aux Flow, qui n’en manquaient déjà pas.

Le terrain était ainsi bien préparé pour la venue d’Ours. Fidèle à lui-même, le second fiston de Souchon a joué sa pop française sympa, qui sait s’encanailler par moments en rock’n’roll plus énergique. «Le cafard des fanfares», «Orange», «Quand Nina est saoûle»… Certains de ses titres se sont déjà taillé un joli succès sur la bande FM. Et c’est mérité (ici le site officiel).

Ni bourru ni poilu, cet ours-là se produisait en tous cas mardi soir devant les siens, puisque son frère aîné Pierre était présent dans la salle bouguenaisienne. Un frangin qui s’était fait connaître avec Les Cherche Midi, son duo avec Julien Voulzy. Un autre «fils de», celui de Laurent en l’occurrence.