FC Nantes : Budget, Jonelière, Simon… Ce qu’il faut retenir de l’oral de Franck Kita

FOOTBALL Le directeur général délégué du FC Nantes a tenu sa conférence de presse de reprise de saison

David Phelippeau

— 

Franck Kita, le directeur général délégué du FC Nantes.
Franck Kita, le directeur général délégué du FC Nantes. — Arnaud Duret/ FC Nantes
  • Mardi, Franck Kita, directeur général délégué du FCN, a balayé tous les sujets chauds du moment.
  • Il a évidemment été question des finances du club et du soupçon de fraude fiscale qui pèse sur le président nantais, Waldemar Kita.
  • Le DG a aussi annoncé que Philippe Mao était promu coordinateur sportif du club.

Crise sanitaire oblige, Franck Kita a tenu sa conférence de rentrée en visioconférence, mardi. Le directeur général délégué du FC Nantes, installé au pupitre de la salle de presse de la Jonelière, s’est exprimé pendant près de cinquante minutes en renvoyant le plus souvent vers le coach Christian Gourcuff pour les questions sur le mercato. Morceaux choisis de cette longue conférence de presse.

Le FCN était favorable à une reprise

« Tout le monde reprend sauf nous. C’est dommage pour les joueurs, le public et dommage pour le football français. Aujourd’hui, on peut constater qu’on aurait pu reprendre le championnat. »

Le budget va augmenter malgré la crise

« La crise sanitaire (et ses conséquences sur les droits télé notamment) va impacter tous les clubs français. Nous, on ne va pas avoir de difficultés particulières. Cela ne va pas mettre le club dans un stress économique. On va ainsi passer de 65 millions d’euros à 75 millions d’euros de budget. »

L’enquête visant Waldemar Kita ne suscite pas d’inquiétude

« On est dans une procédure normale. Nos avocats ont déjà répondu. On ne va pas s’étendre sur la situation fiscale du président. On va se concentrer sur le sportif. Il n’y aura aucun impact pour le club. C’est un contrôle fiscal classique avec des mesures classiques. »

Louza et Simon ne devraient pas partir

« On veut garder tous nos meilleurs joueurs. Louza s’est révélé l’année dernière. Il a besoin de rester au club et de grandir. On a besoin de lui. Simon ? On vient de lever l’option d’achat. Il est très content de rester avec nous. On parlera de son départ plus tard, mais pas cette année. »

Le top 10 comme objectif

« Il faut vraiment qu’on s’installe dans la première partie de tableau. On voit que tous les ans, on est capables de faire de belles choses, tous les ans, on n’est pas loin… On a par exemple fait une excellente première partie de saison l’année dernière, mais la période hivernale nous est toujours un peu compliquée. »

La vente du club n’est plus d’actualité

« Il y a eu cette opportunité (LFE, un fonds de pension suisse s’était montré intéressé par le FCN) l’année dernière, mais c’est de l’histoire ancienne. Avec mon père, on aime le club, on fait du mieux possible avec nos moyens. On ne cherche pas à s’en séparer, bien au contraire, on cherche à le développer. »

Une promotion pour Philippe Mao

« Philippe Mao (responsable de la cellule de recrutement) en avait déjà la fonction mais pas encore le titre (coordinateur sportif). Il sera responsable de coordonner les féminines, l’académie et les professionnels. C’est un rôle qu’on n’avait pas aujourd’hui. Il a pris une certaine envergure aujourd’hui au club. C’est la raison pour laquelle on a décidé de le nommer à ce poste. »

Un départ de la Jonelière toujours étudié

« Concernant l’éventuel déménagement du centre de formation, on travaille sur un certain nombre d’options, mais il n’y a rien vraiment de concret. Le club grandit, les pros ont d’autres exigences, le centre de formation ne peut prétendre aux nouvelles catégories. On est restreint et les filles prennent beaucoup plus de place. Dans cette situation, c’est logique de penser à autre chose. Nous, on veut que toute la famille du FC Nantes soit au même endroit. Et ici, on ne peut pas être satisfait. On a des infrastructures vieillissantes, on manque de place dans les bureaux et on ne sait plus où mettre les gens. Que ce soit pour l’administratif ou le sportif, on est face à trop de contraintes. On cherche, mais la crise sanitaire a tout ralenti. Le sujet n’a pas avancé. »

Pas de dépendance à Mogi Bayat

« Chaque club a son réseau d’agents. C’est comme ça. Philippe Mao est devenu coordinateur sportif, il va travailler en étroite collaboration avec tous les secteurs sportifs du club et toujours en relation avec direction. C’est lui et le coach qui ont le mot final sur le recrutement des joueurs. Mogi Bayat travaille très bien et a une réputation dans l’Europe entière. Mais, on est indépendants. On fait ce qu’on veut. On veut surtout satisfaire le coach. C’est un agent avec qui on travaille, mais ce n’est pas lui qui négocie tous les dossiers. Ceux qui négocient sont le président et moi, avec l’aval du coach. »